À l’issue du 53e championnat national de handball, la coordination du club DGSP monte au créneau, accusant la Fédération Congolaise de Handball de décisions arbitraires et d’une gestion chaotique. Entre sanctions jugées abusives et incohérences réglementaires, le club dénonce une organisation à la dérive et réclame des réformes pour éviter que ces erreurs ne ternissent à nouveau l’image du handball congolais
Article rédigé avec Chulery MPIKA, journaliste stagiaire

La coordination du club DGSP a vivement critiqué la gestion de la Fédération Congolaise de Handball (FECOHAND) lors du 53e championnat national de handball, hommes et dames, pointant du doigt des décisions jugées injustes au détriment du club BMC.
Le lundi 12 août 2024, le club de la Direction Générale de la Sécurité Présidentielle a exprimé son indignation suite aux sanctions infligées à plusieurs joueurs de l’équipe BMC , à la suite de la note n°006 du 10 août 2024. Cette note, au point 5 consacré aux sanctions, énumère une série de mesures disciplinaires basées sur des rapports émanant du superviseur du match, du représentant technique de la Confédération Africaine de Handball (CAHB) et des arbitres. Parmi les mesures les plus sévères, on note la suspension pour deux ans du joueur Ekama Mbon Nige, dossard n°14, pour des propos injurieux, des menaces, une agression verbale, ainsi qu’un carton rouge suivi d’un carton bleu. Cette suspension s’accompagne d’une amende de 300 000 Francs CFA pour l’équipe, conformément à l’article 24 du Règlement Particulier des championnats nationaux de la FECOHAND 2024.
Un autre joueur, Boumpoutou Bautier, dossard n°16, a également été suspendu pour deux ans après avoir volontairement endommagé la vitre de protection d’une bouche d’incendie. L’équipe BMC a été condamnée à payer une amende de 500 000 Francs CFA, en vertu des articles 189 et 233 des Règlements Généraux de la FECOHAND. Ces sanctions, considérées comme excessives par la Coordination du DGSP, ont suscité l’indignation, surtout en raison de leur timing et de la manière dont elles ont été communiquées.
La coordination du club de la Sécurité Présentielle (DGSP ) a souligné par ailleurs une autre controverse majeure, concernant la gestion des couleurs des maillots lors du match pour les 5e et 6e places entre Inter Club et Diables Noirs. En raison de la confusion des couleurs des maillots et du temps limité pour les demi-finales, la Direction de la compétition a décidé d’annuler la rencontre, déterminant le classement des équipes en fonction de leur performance lors du tour préliminaire. Cette décision, basée sur l’article 54 des Règlements Particuliers des championnats nationaux de la FECOHAND 2024, a été critiquée pour son manque de clarté et de cohérence.

Le club DGSP a également dénoncé l’attitude inflexible de la FECOHAND lors du match de classement du dimanche 11 août 2024 entre BMC et Caïman. En effet, pense le club, la FECOHAND a envoyé tardivement une notification d’homologation exigeant le paiement immédiat des amendes infligées aux joueurs de BMC sous peine de disqualification. Malgré la proposition du club de régulariser la situation le lundi suivant, en raison de la fermeture des banques durant le week-end, a-t-on appris , la fédération a refusé, imposant un ultimatum de très courte durée avant de brandir la menace formelle d’un forfait contre BMC en ca s de non-paiement . Une sanction finalement levée à la dernière minute, mais l’équipe d’As Otoho, frustrée par une situation similaire la veille, a refusé de jouer le match, exigeant un remboursement de l’amende versée.
Cette suite d’événements a conduit à un imbroglio . Selon la coordination du club DGSP, le club BMC aurait dû être déclaré vainqueur par forfait, mais s’est vu injustement disqualifié. En conséquence, lors de la cérémonie de remise des trophées, c’est l’équipe d’As Otoho qui a été classée troisième, une décision qui a exacerbé les joueurs et les supporters de BMC , partagés entre frustration et sentiment d’injustice .
Outre ces incidents, la coordination du DGSP a pointé du doigt des erreurs récurrentes dans la gestion du championnat, citant le cas de l’entraîneur Adrien LOUFOUA, qui, en « violation apparente des règlements », a pu officier pour deux équipes différentes au cours de la même saison. Initialement engagé avec l’équipe Cara lors du championnat départemental, Loufoua s’est retrouvé à diriger l’équipe Étoile du Congo lors du championnat national. Un autre incident lors du match entre Diables Noirs et Inter Club a également mis en lumière des failles dans la gestion de la compétition, martèlent les dirigeants du club DGSP avec un chronomètre déclenché avant le début du match, entraînant la victoire de Diables Noirs sans que la rencontre ne se joue.

Ces dysfonctionnements, selon la coordination du club DGSP, risquent de susciter de vives tensions et de provoquer des débordements parmi les supporters lors des matchs dans les stades, ce qui pourrait du reste menacer l’image du handball congolais.
Il est important de noter que ces événements surviennent dans un contexte où la Fédération Congolaise de Handball est actuellement en pleine campagne électorale, marquant la fin de l’Olympiade. Alors que la FECOHAND cherche à renouveler son leadership, les critiques formulées par la direction du club DGSP soulignent l’urgence de mettre en place un staff technique solide et compétent pour éviter que de telles erreurs ne se reproduisent lors des prochaines éditions du championnat.
Photo : Le logo du club DGSP

