L’Assemblée générale extraordinaire de la Fédération congolaise de Football (FECOFOOT) initiée par un collectif des membres de cette instance souveraine a annoncé, le mercredi 25 septembre 2024, la révocation du Comité Exécutif de la FECOFOOT présidé par Jean Guy Blaise MAYOLAS. La série des décisions prises à l’encontre de l’équipe dirigeante actuelle vont de la révocation à la radiation, en passant par la mise en place d’une commission adh’oc chargée de gérer les affaires courantes et d’organiser, dans un délai de 3 mois, une nouvelle assemblée générale extraordinaire élective. Un rassemblement tenu 2 jours après la notification d’une correspondance de la FIFA dans laquelle l’instance suprême du football mondial invitait les parties à suspendre la tenue de cette assemblée et de dialoguer en vue de trouver des solutions aux problèmes à l’origine de la crise qui gangrène le football congolais.
Les travaux de la rencontre par Jean Robert BINDELE, Directeur Général des Sports, qui a insisté sur la nécessité d’une gouvernance saine et responsable aété sanctionné par des décisions jugées cruciales par les organisateurs dont le but est de contribuer au redressement du football national.
La rencontre à laquelle l’actuel président de la Fédération Congolaise de Football n’a pas pris part ainsi que l’ensemble des membres du Comité exécutif qu’il dirige s’est presque transformée en une forme tribunal où les décisions sont toutes défavorables à ces derniers et ferment la voie au dialogue entre les parties comme souhaité par la FIFA qui d’ailleurs annonçait par la même occasion l’arrivée imminente d’une délégation à Brazzaville. Des décisions qui ne semblent pas perturber l’actuel président de l’UNIFFAC qui supervise dans une totale sérénité le tournoi zonal U-20 qui se déroule à Brazzaville depuis le 24 septembre dernier.
Au nombre de ces décisions répertoriées dans le communiqué final sanctionnant les travaux de cette assemblée à laquelle les organisateurs annonçaient la participation de 25 membres de l’assemblée générale de la FECOFOOT composés des clubs et ligues figurent principalement la Révocation du Comité Exécutif en raison de manquements graves , ayant conduit l’assemblée à retirer sa confiance au comité exécutif actuel, en demandant un audit externe pour éclaircir les griefs liés à la gestion dite opaque des ressources que les clubs reprocheraient au comité exécutif ; lutte Contre la Corruption et le les trucage des catches que les participants ont vigoureusement dénoncé les pratiques annonçant au passage sa décision de saisir la commission d’éthique pour faire régner la discipline.
L’assemblée a également décidé d’œuvrer pour la réconciliation entre la FECOFOOT et le Ministère des Sports dont les relations ne sont plus au beau fixe : Un appel à la reprise d’une collaboration harmonieuse avec le Ministère a été formulé, afin de restaurer des relations constructives. Elle a dit levée toutes les sanctions prises par le Comité exécutif actuel contre les clubs, estimant qu’elles sont fallacieuses, abusives prises sur des bases non objectives et imposées aux clubs et aux officiels.
Pour réaffirmer sa volonté manifester de tourner la page Jean Guy Blaise MAYOLAS, arrivée à la tête de cette fédération en 2018 et réélu pour un second mandat qui s’étend jusqu’en 2026, les opposants à ce dernier ont mis en place une commission adh’oc de 7 membres présidé par William Théodule BOUAKA, l’un des initiateur de la pétition ayant conduit à la tenue de cette assemblée générale extraordinaire.

Pour William Théodule BOUAKA, président de ladite commission l’initiative ne vise pas un individu en particulier, mais plutôt à restaurer l’intégrité du football congolais. « Notre unique préoccupation est de redorer l’image du football congolais », a-t-il affirmé.
Il a souligné l’urgence de mettre en place un nouveau comité exécutif capable de mener des réformes substantielles. Sa mission, a-t-il précisé, consiste à gérer les affaires courantes et à organiser des élections transparentes lors de la prochaine assemblée.
Il a également évoqué les lettres de la FIFA, rappelant que la première invitation au dialogue avait été ignorée par le comité exécutif. « Il est curieux de constater que pour la deuxième lettre, ils cherchent à s’appuyer sur un conseil qui, en réalité, ne traite pas des graves problèmes soulevés », a-t-il noté.
Bouaka a insisté sur la nécessité d’un audit concernant la gestion des fonds et les accusations de trucage de matchs. « La FIFA n’est pas là pour défendre un individu, mais pour le bien des clubs », a-t-il déclaré, dénonçant ceux qui assimilent la crise à des frustrations personnelles.
Il a aussi critiqué l’absence des membres du comité exécutif à l’Assemblée, qualifiant ce comportement de mépris à l’égard des clubs. Pour Bouaka, il est impératif que ceux qui gèrent le football congolais rendent des comptes et agissent dans l’intérêt de la collectivité.
La tenue de cette assemblée extraordinaire, qui s’est déroulée sans incident, ouvre une nouvelle page et accentue de plus belle la crise actuelle. Elle laisse entrevoir un lendemain incertain pour le football congolais. L’arrivée de la délégation de la FIFA à Brazzaville conduira à n’en point douter à nouveaux rebondissements dont on ignore pour le moment la partie qui en sortira victorieuse dans cette guerre ouverte entre MAYOLAS et ses opposants, qui semblent agir avec la bénédiction du ministère des sports. Doit-on craindre des sanctions émanant de la FIFA et de la CAF au regard du contexte et des actions posées par les uns et les autres ? Etait-il nécessaire de chercher à mettre un terme au mandat en cours du bureau actuel pour des motifs que les concernés considèrent comme non-fondés et créés de toute pièce dans le seul but de nuire ?
Photos :
- Vue des participants lors des travaux
- Le président du Comité Adh’oc
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