C’est dans la cours de cette direction générale à Brazzaville que la journée internationale des droits des femmes a été célébrée le samedi 8 mars 2025 par les agents de la direction générale de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle autours de Laure Alphonsine YOCKA OKONDO, leur autorité. Sur orbite, des thématiques mettant en exergue le lien entre l’alphabétisation et l’autonomisation des femmes. Mais bien plus, le menu de cette journée affichait la remise du matériel de travail de couture et de coiffure-esthétique à des femmes en formation dans différents centres d’alphabétisation, ainsi que la distribution aux femmes d’exemplaires de la Loi Mouebara portant protection des droits de la femme en république du Congo.
Cette célébration a été l’occasion de sensibiliser les femmes de cette direction générale sur les droits des femmes dans le monde plus généralement, et en république du Congo. La distribution de la loi Mouebara aux femmes participe d’ailleurs de cette volonté de mieux armer ces dernières dans la défense de leurs droits.
Les échanges entre la directrice générale de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle et ses administrées ont porté entre autres sur le lien entre l’alphabétisation et l’autonomisation des femmes. Une approche participative que la Directrice générale de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle entend bien capitaliser : « Nous allons mettre en place une commission de travail qui va regarder de fond en comble toutes les propositions et contributions qui ont été faites pour pouvoir sortir un document qui servira de base pour une alphabétisation qui soit proche de l’autonomisation de la jeune fille surtout et de la femme tout court dans notre pays ».
Faire rimer alphabétisation avec autonomisation, presque un leitmotiv pour la Direction générale de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle, en harmonie avec la thématique de cette année. « La thématique de cette année nous interpelle à plus d’un titre, puisqu’il s’agit de faire en sorte que l’alphabétisation et l’autonomisation se conjuguent au même temps. C’est pour s’aligner sur la pertinence de la problématique de cette année que nous avons voulu réfléchir avec l’ensemble de nos collaborateurs pour pouvoir regarder comment imbiber, humidifier, irriguer, l’ensembles des approches d’alphabétisation, pour qu’elles soient la porte d’entrée des stratégies d’autonomisation des femmes dans notre pays », s’est exprimé Laure Alphonsine YOCKA OKONDO.
Lier les paroles aux actes…
Pour lier les paroles aux actes dans le cadre de la mise en musique du lien entre alphabétisation et autonomisation, la Directrice générale a procédé à la remise du matériel de travail de couture et de coiffure esthétique aux femmes inscrites dans différents centres d’alphabétisation, avant de commenter cet acte : « Vous avez vu qu’on a donné un signal fort, pour monter l’étroitesse du lien qui doit exister entre l’alphabétisation et l’autonomisation, en donnant des kits d’autonomisation à un échantillon des apprenantes qui suivent les programmes d’alphabétisation fonctionnelle dans nos centres. Il s’agit des kits d’autonomisation pour qu’après leur formation, elles trouvent les moyens de démarrer leur activités (…) il y a aussi des fournitures scolaires parce qu’on a dit que l’alphabétisation rime avec autonomisation. On doit être autonome c’est vrai mais il faut savoir lire et écrire pour pouvoir réaliser des prestations de qualité ».

Par ailleurs, faisant une sorte d’évaluation de la mise en œuvre des politiques nationales d’alphabétisation en république du Congo, Laure Alphonsine YOCKA OKONDO a indiqué que des efforts se font dans le pays en ce qui concerne l’alphabétisation et l’éducation non formelle.Elle a cité à titre d’illustration la participation de sa direction générale à la mise en œuvre de plusieurs initiatives comme le Projet de développement des compétences pour l’employabilité (PDCE), qui a permis, dit-elle , d’alphabétiser des jeunes évoluant dans des ateliers de formation auprès des maitres artisans. Mais pas que. D’autres programmes sont mis en œuvre, et les centres d’alphabétisation sont de plus en plus sollicités : « Nous avons développé le projet alphabétisation numérique des jeunes filles mère pour leur permettre d’améliorer, de vulgariser leurs prestations à travers les réseaux sociaux, les médias et les technologies de l’information et de la communication. Les choses se font dans les centres d’alphabétisation et de préscolarisation. Chaque jour la demande est pressante des personnes désireuses de rattraper un diplôme. L’année passée nous avons réalisé un pourcentage de 24,8 % d’admission et nous pouvons être fiers de dire que le travail se fait même si beaucoup reste à faire ».
En appendice de la cérémonie les femmes de la Directrice générale de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle ont partagé un repas très convivial avec autorité.
Photo à la une : La DG Laure Alphonsine YOCKA OKONDO remettant les kits d’autonomisation
Photo intérieur : La DG assurant la distribution de la loi Mouebar
Crédit Groupe Congo Médias
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