L’opération de salubrité « 1er samedi du mois », impulsée par le gouvernement congolais et désormais coordonnée par le ministère de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’Entretien routier, s’ancre progressivement dans les habitudes des populations. Celle du samedi 6 septembre 2025 a, une fois encore, permis de réaliser des actions de curage des principaux collecteurs, de balayage des artères et d’élimination des dépotoirs sauvages à travers la capitale, grâce à une forte mobilisation des habitants, des ONG et des autorités locales.
De Ouenzé à Makélékélé, en passant par Moungali, les interventions ont concerné le curage des rivières Madoukou, Mfoa et Zanga Dia Ba Gombé, ainsi que le nettoyage des artères et l’évacuation de dépôts sauvages. Ces travaux se sont déroulés sous la supervision du conseiller à l’assainissement près le ministère, Aurélien Christian Roger ITOUA.
Celui-ci a rappelé l’importance de la participation citoyenne: « Nous demandons aux populations d’adhérer massivement. Certes, elles le font déjà, mais il faut encore davantage d’efforts pour que notre ville soit mieux assainie et que chacun bénéficie du bien-être collectif », a-t-il déclaré.
Il a également insisté sur la nécessité de la responsabilité individuelle : « Des opérateurs de précollecte sont désormais formés pour acheminer les déchets vers les aires de transit prévues à cet effet. Mais chacun doit aussi prendre soin de la devanture de son domicile. Si tout le monde le fait, nous éviterons les inondations liées aux caniveaux bouchés », a-t-il ajouté.

De son côté, l’ONG Ville Sans Déchets s’est également mobilisée. Sa représentante, Juliette MBOUSSA, a salué l’initiative : « Si de telles actions avaient été entreprises plus tôt, Brazzaville serait déjà une ville modèle. Je suis heureuse d’avoir participé et j’espère que cette dynamique se poursuivra. »
Pour les autorités, l’enjeu dépasse la simple opération mensuelle. Il s’agit de transformer ces mobilisations ponctuelles en comportements durables. « Les chefs de quartier et de bloc doivent continuer à organiser leurs communautés, même en dehors de ces journées. C’est à ce prix que nous préserverons nos ouvrages d’assainissement et réduirons les risques d’inondation », a conclu Aurélien Christian Roger ITOUA.
À travers l’implication conjointe des pouvoirs publics, des associations et des habitants, l’opération « 1er samedi du mois » se confirme comme un levier essentiel pour bâtir une culture de propreté et d’assainissement au Congo. Entre volontarisme gouvernemental, mobilisation citoyenne et engagement associatif, l’opération « 1er samedi du mois » poursuit son chemin vers l’objectif d’un Congo plus propre. Reste à transformer cette dynamique en réflexe quotidien.
La sensibilisation, clé du changement
Même constat pour Samarange Ferret OKANA, directeur de la gestion de l’assainissement, qui a supervisé les travaux sur plusieurs sites.
« Nous avons ciblé les grands collecteurs de la ville. Malheureusement, les populations riveraines continuent d’y jeter leurs ordures, créant ainsi des dépôts sauvages. C’est dangereux, car cela fragilise nos infrastructures et accentue les risques d’inondation », a-t-il déploré, appelant à une « prise de conscience collective ».

Dans les quartiers, les autorités locales se montrent fermes. À Moungali, la cheffe du quartier 42, Marie-Claire BOUANGA, a mis en garde : « J’ai dit à ma population que cette fois-ci, c’est la dernière. Ceux qui seront surpris à jeter des ordures dans la Mfoa s’exposent à des sanctions sévères. Nous devons montrer l’exemple et rompre avec ces vieilles habitudes. »
La jeunesse et la société civile en appui
Au-delà des institutions publiques, la société civile s’illustre par son engagement. L’Association des jeunes éveillés, représentée par son secrétaire général ITOUA Ololo, a activement participé : « Nous avons décidé de nous engager car l’assainissement est une préoccupation nationale. Certes, nos moyens sont limités, mais nous faisons notre part et espérons davantage de soutien logistique pour curer les collecteurs », a-t-il indiqué.
De son côté, l’ONG Ville Sans Déchets s’est également mobilisée. Sa représentante, Juliette Mboussa, a salué l’initiative : « Si de telles actions avaient été entreprises plus tôt, Brazzaville serait déjà une ville modèle. Je suis heureuse d’avoir participé et j’espère que cette dynamique se poursuivra. »
Pour les autorités, l’enjeu dépasse la simple opération mensuelle. Il s’agit de transformer ces mobilisations ponctuelles en comportements durables.
« Les chefs de quartier et de bloc doivent continuer à organiser leurs communautés, même en dehors de ces journées. C’est à ce prix que nous préserverons nos ouvrages d’assainissement et réduirons les risques d’inondation », a conclu Aurélien Christian Roger ITOUA.
À travers l’implication conjointe des pouvoirs publics, des associations et des habitants, l’opération « 1er samedi du mois » se confirme comme un levier essentiel pour bâtir une véritable culture de propreté au Congo.
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