Une nouvelle scène de violence contre une femme a choqué les habitants du quartier Ngoyo, le dimanche 7 décembre 2025 à Pointe-Noire. Reine NDEHA, hôtesse à la Brasserie et Limonaderie du Congo (BRALICO), a été sauvagement agressée par un militaire, le sergent-chef Even MABONGO, du 106ᵉ garnison artillerie militaire. Dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, on voit le soldat rouer de coups une jeune femme sans défense, utilisant même sa ceinture pour la frapper même au visage, simplement parce qu’elle refusait de lui céder sa place dans un bus de transport en commun. Une agression d’une extrême brutalité qui prouve à quel point la situation des violences faites à la femme est préoccupante et nécessite des mesures dissuasives urgentes.

Le drame survient à l’arrêt de bus du péage de Ngoyo. Alors que la jeune femme se rendait au travail, elle est interpellée par le militaire qui exige qu’elle descende du bus. Face à son refus, l’homme en uniforme déchaîne une violence inouïe sous les yeux d’un public « triste et impuissant ».

Hospitalisée dans une clinique de la place, Reine NDEHA a livré son témoignage promoteur de la page web Bana 242 venu l’interroger à son chevet. « Le militaire m’a demandé de descendre parce qu’il était pressé. Je lui ai répondu que moi aussi je devais aller travailler. Il s’est fâché, il m’a brutalisée. Après, il est revenu avec sa ceinture. Il a commencé à me frapper au visage, au niveau des côtes et du genou. J’ai très mal », raconte-t-elle avec émotion dans son lit d’hôpital.
La jeune femme affirme également avoir subi des intimidations de la part des collègues du militaire : « Ils sont venus me menacer pour que je ne porte pas plainte. Ils ont laissé 1 500 francs, comme si cela pouvait couvrir mes blessures. Je demande l’aide de Mme la ministre Inès INGANI et des autorités », supplie-t-elle.
Une affaire qui peine à trouver justice
Malgré les témoignages des riverains, le militaire a été relâché quelques heures après son interpellation par la gendarmerie de Ngoyo. Une décision qui a suscité l’indignation des habitants du quartier et des défenseurs des droits humains.

Onze jours seulement après la commémoration de la Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes, ce drame vient rappeler l’ampleur du phénomène au Congo. Un acte prouve à suffisance que le mal est profond dans la société congolaise. Plusieurs congolaise se demandent comment un homme en arme, censé assurer la protection des biens et des personnes peut se permettre de frapper une femme comme un animal en public pour une si banale raison.
Un appel urgent à une réponse ferme
Malgré l’adoption de la Loi Mouébara visant à réprimer les violences basées sur le genre, de nombreux cas échappent encore à une prise en charge judiciaire exemplaire. Pour Reine NDEHA, l’attente est simple : « Je veux juste que justice soit faite pour que cela n’arrive plus à une autre femme ». Les organisations de la société civile ne cessent d’appeler à un renforcement des mesures dissuasives et à une application stricte des textes en vigueur.
Photos :
- Vue de la scène où le militaire exerçait
- La victime dans son lit d’hôpital
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