L’assemblée générale de renouvellement des instances du comité de coordination nationale ( CCN -Congo) des projets financés par le Fonds mondial de lutte contre le sida , la tuberculose et le paludisme s’est tenue le jeudi 29 janvier 2026 à Brazzaville. Les électeurs ont refait confiance à Esmo Valérie MABA MOUKASSA, en poste depuis 2019. Les enjeux prioritaires du nouveau bureau sont entre autres le plaidoyer pour le respect des engagements de la contrepartie nationale ; la revue et/ou l’extension des plans stratégiques nationaux des trois maladies ; l’organisation du dialogue pays et des ateliers d’élaboration de la subvention du cycle 8 du Fonds mondial. Aussi, le renforcement de l’orthodoxie financière, de la transparence et de la redevabilité vis-à-vis de nos partenaires a-t-il été évoqués comme un défis à surmonter.

C’est un bureau gonflé à bloc par le décaissement en faveur de la fondation IDA d’un montant de plus de 4 milliards francs CFA pour l’achat des produits de santé, ceci étant l’aboutissement du plaidoyer pour le respect des engagements liés à la contrepartie de l’Etat en vue de la lutte contre le sida , la tuberculose et le paludisme. « Ce qui représente 44,44 % du montant global attendu par le fonds mondial », a soutenu Esmo Valérie MABA MOUKASSA qui du reste, dans son discours bilan du dernier mandat (2022-janvier 2026), a salué « un signal fort pour le respect des engagements de l’Etat ».
Après sa réélection, la présidente du CCN-Congo a dit être consciente dans une interview des défis du moment qui appellent à l’engagement de tous : « Le défi aujourd ’hui c’est de se mettre au travail avec tout le monde, les membres du bureau, l’ensemble des délégués, du CCN, des partenaires techniques et financiers et même la communauté. Ensemble nous allons relever les défis. C’est maintenant à nous, pas seulement CCN mais à tout le monde de veiller à ce que tout ce qu’on va mettre à leur disposition soit bien utilisé ».

Ombres et lumières pour le mandat qui s’achève
Le mandat qui s’achève a été émaillé de plusieurs difficultés et contraintes. Parmi elles, le manque de financements pour le renforcement des systèmes de laboratoires et communautaire ; la faible qualité des données limitant leur exploitation pour la priorisation et la prise de décision ; l’absence de financement pour la réalisation des enquêtes stratégiques (EDS-III, IBBS, HHFA, CAP VIH /SIDA) ; l’absence de laboratoire dédié au suivi des cas de tuberculose multi résistante (TB-MR).
A côté de ces faiblesses, des réalisations énumérées par la présidente du CCN Congo, et qui ont donné du relief à l’action du bureau sortant : constitution des groupes de travail GAS, surveillance épidémiologique, prévention, révision des plans stratégiques des programmes, élaboration et valorisation du cadre stratégique national en santé communautaire (2025-2030). Au-delà de cela, sur le plan des infrastructures et de la logistique , des laboratoires à Ponte noire et Brazzaville créés, ainsi que des unités de stockage des médicaments et produits de santé dans dix départements du pays. Par ailleurs, le PNLP (Programme national de lutte contre la paludisme), le PNLT (Tuberculose) et le PNLS (Vih/Sida) ont bénéficié d’aménagements de leur siège respectif pour de meilleures conditions de travail, a rappelé Esmo Valérie MABA MOUKASSA.
Cette assemblée générale a été patronné par Donatien MOUNKASSA, Directeur du cabinet du ministre de la santé et de la population. Ce dernier a attiré l’attention de la nouvelle équipe du CCN Congo sur les financements, un point crucial : « Dans la gestion des financements des partenaires, l’identification des faiblesses qui a été faite lors de la dernière revue montre qu’il manque beaucoup d’orthodoxie, de transparence et de redevabilité vis-à-vis de nos partenaires (…) nous devons être de plus en plus vigilants parce qu’il y a quelque ratés »
Photo à la une : La photo de famille du bureau avec les autorités
Photo intérieur : Esmo Valérie MABA MOUKASSA
Crédit : Groupe Congo Médias /JEGM

