Le Sénat a autorisé, le jeudi 23 juillet 2026, la ratification de l’accord de coopération entre le Congo et Cuba. Un partenariat dans lequel les deux états s’engagent dans une nouvelle phase de leur coopération bilatérale. Signé le 27 novembre 2025 à La Havane, le nouvel Accord-cadre de coopération, appelé à remplacer celui de 1982 devenu inadapté aux réalités actuelles, ambitionne d’insuffler une nouvelle dynamique aux relations entre les deux États. Santé, formation, recherche scientifique, agriculture, investissements et transfert de compétences figurent parmi les principaux axes de ce partenariat rénové, désormais doté d’un mécanisme permanent de suivi.
Soumis à l’examen de la chambre haute du parlement par le gouvernement congolais, l’accord-cadre qui a bénéficié du quitus du Sénat est destiné à redéfinir les fondements de la coopération avec la République de Cuba. Cette initiative s’inscrit dans la volonté commune des deux pays de moderniser un cadre juridique établi il y a plus de quatre décennies, alors que les défis économiques, sanitaires et scientifiques ont profondément évolué.
L’accord signé le 24 décembre 1982, qui a longtemps servi de référence aux relations bilatérales, a progressivement montré ses limites. Plusieurs de ses dispositions ne répondaient plus aux exigences actuelles, tandis que sa mise en œuvre s’est heurtée à diverses contraintes. Face à ce constat, Brazzaville et La Havane ont engagé des négociations ayant abouti à la signature, le 27 novembre 2025, d’un nouvel instrument de coopération appelé à renforcer durablement leur partenariat.
Des secteurs stratégiques au cœur de la coopération
Le nouvel Accord-cadre élargit le champ de la coopération à des domaines considérés comme prioritaires pour les deux États. Il met l’accent sur la formation des ressources humaines, la santé, la recherche sur les maladies tropicales ainsi que le développement agricole.
Au-delà de ces secteurs, le texte ouvre la voie à des études de faisabilité pour identifier des projets d’investissement économiquement viables, à la création d’associations économiques internationales et à la conclusion d’accords sectoriels adaptés aux besoins spécifiques des deux pays.
L’accord prévoit également l’octroi de bourses de spécialisation et de perfectionnement, l’échange de chercheurs, d’experts et de professionnels, ainsi que le transfert d’équipements et de matériels indispensables à la mise en œuvre des programmes de coopération technique. Cette approche traduit la volonté des deux gouvernements de privilégier le partage d’expertise et le renforcement des capacités comme leviers du développement.
Une gouvernance renforcée pour un meilleur suivi
L’une des principales innovations de cet Accord réside dans la création d’une Commission intergouvernementale de coopération Congo–Cuba. Réunie tous les deux ans, alternativement dans les capitales des deux pays ou dans tout autre lieu convenu d’un commun accord, cette instance aura pour mission d’évaluer l’état d’avancement des projets, de mesurer les résultats obtenus et de définir les nouvelles orientations de la coopération bilatérale.
Conclu pour une durée initiale de cinq ans, renouvelable par tacite reconduction, cet Accord-cadre entrera en vigueur après l’échange de la dernière notification diplomatique. Il marque une nouvelle étape dans les relations entre Brazzaville et La Havane, avec l’ambition de bâtir une coopération plus opérationnelle, mieux structurée et davantage tournée vers les priorités de développement des deux pays.
Photos : Vue des Sénateurs lors de la plénière
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