samedi, novembre 7

La déclaration de Brazzaville adoptée lors de la conférence internationale « Ma Zlecaf » le 23 octobre 2026 a retenu une kyrielle de résolutions dans le but de booster la participation des femmes et des jeunes dans   la mise en œuvre de cette initiative dans la sous-région. Entre ambitions volontaristes et contraintes de tout genre, les participants ont tracé la voie à suivre pour parvenir à faire des femmes et des jeunes de vrais acteurs dans le dispositif de la Zlecaf en Afrique centrale.

Les ministres de la sous-région Afrique centrale et chefs de délégation en charge de la zone de libre-échange continentale africaine, Zélecaf,  ayant participé à cette conférence régionale à Brazzaville du 21 au 23 octobre 2026, ont, dans la déclaration dite de Brazzaville, martelé que la réussite de la Zlecaf dépend fondamentalement de la participation effective des femmes, des jeunes au commerce intra-africain. Des femmes et des jeunes qui ont été appelés à faire preuve d’engagement.

Cette déclaration a acté la mise en œuvre du protocole sur les femmes et les jeunes dans le commerce de la Zélecaf, adopté le 18 février 2024. Ils ont par ailleurs salué « l’engagement exprimé par l’ensemble des parties prenantes à cette conférence régionale en faveur de la mise en œuvre effective en Afrique centrale du protocole de la Zlecaf incluant   les femmes et les jeunes dans le commerce, tout en reconnaissant la nécessité d’intensifier les efforts afin de faire de la ZDKF un véritable levier d’autonomisation économique, d’inclusion et de création d’opportunités pour les femmes et les jeunes ».

Aussi, un engagement politique a été pris pour « accélérer l’intégration économique régionale, notamment à travers la mise en œuvre effective des instruments relatifs à la facilitation des échanges, notamment à l’union douanière, au marché commun et à la libre circulation des biens et des personnes, comme condition essentielle permettant aux femmes et aux jeunes de tirer pleinement partie des opportunités offertes par la Zlecaf ». Il s’agit d’encourager plus spécifiquement la mise en œuvre effective d’un régime commercial simplifié aux frontières des pays de la CEAC, au bénéfice des femmes et des jeunes ,  afin de faciliter le commerce transfrontalier et de favoriser leur intégration progressive dans le commerce formel.

La déclaration de Brazzaville   soutient aussi le « lancement et la structuration rapide du réseau Zlecaf Afrique Centrale en tant que cadre de mise en relation, de mentorat, de partage d’expériences et de dialogue public-privé, tout en assurant une représentation effective des femmes et des jeunes dans sa gouvernance ».

Des ambitions qui croisent plusieurs contraintes

La litanie d’ambitions étalées dans la déclaration de Brazzaville doit faire face à plusieurs contraintes. Sont cités, les difficultés d’accès au financement, à l’information, aux outils numériques, aux infrastructures et aux marchés. Des problèmes qui limitent la participation des femmes et des jeunes au commerce intra-africain.

C’est ici que la mobilisation des partenaires techniques et financiers pour l’accompagnement de la volonté des états de la région est inscrite au menu des actions. Le Conseil des ministres a dit constater la disponibilité relevée des institutions régionales et continentales telles que la communauté économique des états de l’Afrique centrale, les Nations unies, la banque africaine de développement, entre autres.

Dans son discours de clôture de la conférence, Jacqueline Lydia MIKOLO, ministre du commerce chargée de la Zlecaf du Congo Brazzaville et deuxième vice-présidente de la conférence des ministres de la Zlecaf a salué la participation massive des femmes et des jeunes à cette rencontre, ainsi que les engagements des partenaires financiers :

Jacqueline Lydia MIKOLO

« Ma première pensée va vers vous, les participants, les participantes, les participants, pour votre mobilisation. Pour une audience attendue de 500 participants, nous avons dû gérer et accommoder plus de 750 conférenciers pendant trois jours (…) A la Banque africaine de développement, merci encore pour toutes vos contributions et pour votre présence, mais surtout pour les promesses de financement faites. Vous entendez, il y a des promesses de financement de la commission économique d’Afrique centrale, des états d’Afrique centrale, merci encore, ainsi qu’à l’ensemble des partenaires techniques et financiers pour leur accompagnement multiforme.

Photo à la une : Une vue des participants

Photo intérieur : La ministre Jacqueline Lydia MIKOLO clôturant les travaux

Crédit Groupe Congo Médias

error: Content is protected !!
Exit mobile version