Ce sont des produits agricoles, manufacturés, halieutiques, forestiers non ligneux, du bois, ou encore de la chasse qui traversent quotidiennement dans les circuits informels les frontières du Congo et ses pays voisins (RD Congo, République centrafricaine, Cameroun, Gabon et Angola par la province du Cabinda). Aujourd’hui, nombreux s’accordent à dire que l’absence de chiffres en ce qui concernent le volume des échanges en termes et le poids inancier que ces échanges engendrent constitue un réel sujet de préoccupation. La non-maîtrise des données a un impact réel impact financier, donc économique. Le décryptage est fait avec le docteur Firmin Christin KINZOUNZA, Économiste et Expert Conseil international en Management et Ingénierie financière

Les raisons de cette absence de chiffres sont nombreuses. La multiplicité des points d’entrée terrestres le long des frontières et fluviales (avec le RDC, le Cameroun et le Gabon) ou terrestre avec les autres pays , l’inexistence ou l’insuffisance des points de contrôles officiels , l’inexistence d’équipements de pesage  des marchandises importés ou exportés au niveau des points d’entrée officiels ( ports , gares routières des sociétés de transport …) , les relations sociales entretenues de part et d’autre des frontières  par les communautés ayant en partages les langues , les terres ,  les cultures et appartenant parfois à des même familles.

Audio de l’Interview de l’expert Firmin Christin KINZOUNZA

https://www.groupecongomedias.com/wp-content/uploads/2026/04/AUDIO-STATS-DR-KINZOUNZA.mp3

Le fait de ne pas disposer de chiffres précis des échanges commerciaux avec les pays voisins est préjudiciables affirme Firmin Christin KINZOUNZA, Économiste et Expert Conseil international en Management et Ingénierie financière :

« Oui, c’est une faiblesse majeure  en effet, l’absence de statistiques précises empêche une bonne planification économique et budgétaire.L’État perd une partie importante de ses recettes fiscales et douanières. Cela fausse les indicateurs économiques (PIB, balance commerciale, etc.).En clair, on ne peut pas gérer efficacement ce que l’on ne mesure pas ».

A la question de savoir que gagnerait les autorités à disposer de statistiques fiables, l’expert met en relief plusieurs avantages.

« Une meilleure mobilisation des recettes fiscales et douanières, une meilleure orientation des politiques économiques et commerciales , une attractivité accrue pour les investisseurs grâce à une meilleure visibilité économique, une lutte plus efficace contre la fraude et les circuits informels »

Pour sortir de cette situation, des propositions peuvent être envisagées  par Firmin Christin KINZOUNZA : « Renforcer les capacités des services douaniers (équipements, formation, digitalisation), mettre en place des systèmes de traçabilité des flux commerciaux, réduire  le nombre de points d’entrée informels et mieux  contrôler les corridors, encourager la formalisation des acteurs économiques informels (incitations fiscales, simplification administrative), renforcer la coopération avec les pays voisins pour une meilleure régulation des échanges transfrontaliers »

Photo : L’analyste Firmin Christin KINZOUNZA

Photo à la une : un marché informel sur le fleuve Congo , un long corridor ( en commun avec la RDC) aux multiples points d’entrée jusqu’ici non maitrisé par les autorités ( Droits réservés)

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