Les ateliers organisés pendant trois jours à Brazzaville, du 7 au 9 avril 2026 par le projet « Communication nationale sur les changements climatiques » sous tutelle de la Direction générale du développement durable ne sont pas parvenus à dire avec précision le volume des émissions des gaz à effet de serre du pays. Les experts, examinant les données collectées sur le terrain ont noté des manquements et autres imprécisions pouvant influencer la qualité de l’inventaire de ces gaz.
L’atelier s’est proposé d’améliorer des données collectées sur le terrain et consignées dans des rapports.Ces données censées permettre de calculer des émissions des gaz à effet de serre du pays et, in fine, rédiger le rapport national des inventaires de ces gaz responsables du réchauffement climatique. Les différents secteurs concernés par la collecte des données, celui des procédés industriels et utilisation des produits (PIUP) ; l’énergie ou encore le secteur AFAT (Agriculture, Foresterie et Autres usages de Terres).
Mais problème, certaines statistiques peu crédibles sont à reconsidérer pour élaborer un meilleur rapport national d’inventaire sur les émissions des gaz à effet de serre. Ce qui peut justifier la prudence d’Olga Rosine OSSOMBI MAYELA, Directrice générale du développement durable. « …ces ateliers constituent une étape cruciale pour la crédibilité de nos futurs rapports d’inventaires », a-t-elle noté dans son discours de clôture.
Des rapports validés, « provisoirement », puisqu’il faut poursuivre l’amélioration du travail: « Nous repartons avec des rapports validés, des bases de données plus solides et des recommandations opérationnelles pour améliorer en continue la collecte, la gestion et l’archivage des données (…) », a renchéri la Directrice générale.Des mots qui sonnent comment un aveu d’une nécessité de perfectionner ce travail, même si Olga Rosine OSSOMBI MAYELA ne s’est pas empêché de féliciter la moisson obtenue : « ce que vous avez accompli ici nous rapproche d’un inventaire des gaz à effet de serre complet, transparent et vérifiable, conforme aux engagements internationaux de notre pays avec la CNUC et l’Accord de Paris ».
Un travail à poursuivre, reconnait avec ses mots le Coordonnateur du projet « Communication nationale sur les changements climatiques », Felix KOUBOUANA dans une interview : « …nous avons bouclé la collecte des données et nous donnons un mois à nos experts pour aller faire le calcul de ces émissions des gaz à effet de serre. Au prochain rendez-vous que je prends avec vous, nous reviendrons pour un atelier qui va présenter le rapport des inventaires des gaz à effet de serre, et là nous pourrions vous dire quel est le secteur le plus pollueur et lequel pollue le moins ».
Les chiffres au cœur des débats ….
Lors des travaux, les débats ont achoppé autours des chiffres, comme l’a indiqué le Coordonnateur du projet : « Les amendements ont tourné beaucoup plus autours des chiffres parce que si nous regardons la production dans le secteur du ciment, nos experts déployés sur le terrain n’ont pas reçu les bonnes statistiques. Mais cette fois avec la contribution des différentes productrices de ciment, nous avons pu avoir les meilleurs statistiques ».
Par ailleurs, si pour l’élevage le coordonnateur peut saluer les bonnes statistiques recueillies auprès de la direction générale de l’élevage « qui vont nous permettre d’estimer cette fois ci les émissions de gaz dues à l’élevage », ça casse plutôt du côté de l’agriculture : « … il y a eu un manque criard de données au niveau de la direction générale de l’agriculture, mais ces données nous avons pu les avoir au niveau de la FAO ».
Lors de ces ateliers, les données recueillis sur le terrain ont été confrontées, des discussions ont été engagées autours des hypothèses méthodologiques, les lacunes comme les forces et nos systèmes d’information ont pu être identifiées, a soutenu la directrice générale du Développement Durable.
Photo à la une : Les participants lors des travaux
Photo intérieur : La directrice générale du Développement Durable au centre avec à sa gauche le coordonnateur du projet
Crédit Groupe Congo Médias

