L’Agence de Régulation du Secteur de l’Électricité (ARSEL) a salué, le vendredi 17 janvier 2025 à Brazzaville, l’appui dont elle bénéficie de la Délégation de l’Union Européenne (UE) au Congo dans l’amélioration des mécanismes de mise en œuvre des concessions de production hydroélectrique. Lors de l’atelier sur la Mission d’assistance technique et d’appui institutionnel à l’agence, l’approche innovante élaborée par des experts a permis aux acteurs du secteur d’échanger autour de cet outil. Cette initiative a été rendue possible grâce au soutien technique et financier de l’Union Européenne, qui accompagne la République du Congo dans l’amélioration de la gouvernance de son secteur de l’électricité.
Dans son discours, le Directeur Général de l’ARSEL, Guy NGANGUIA, a souligné l’importance de renforcer les mécanismes de régulation et de contrôle pour une gestion optimale des barrages hydroélectriques. Selon lui, la mise en place de cahiers des charges détaillant les exigences des concessionnaires est essentielle pour garantir le respect des normes environnementales, sociales, techniques et économiques. Ces cahiers des charges, en complément des conventions de construction déjà signées avec l’État, permettent au régulateur de suivre de près l’évolution de la gestion des concessions. Ils assurent ainsi que les opérateurs privés respectent les standards en vigueur et contribuent à l’amélioration continue du secteur.
« La gestion à bon escient de nos barrages nécessite de renforcer les études et les mécanismes de contrôle de régulation. Dans ce cadre, nous avons bénéficié de l’appui technique et financier de l’Union Européenne pour mettre en place le cahier des charges des concessionnaires dans le secteur de l’électricité. Ce cahier des charges vient en complément de la convention de construction qui a été signée avec l’État, afin de fixer les exigences que doivent respecter ces opérateurs », a précisé le Directeur Général.
L’ARSEL, dont le rôle est de réguler le marché de l’électricité, assure également le contrôle des opérations. Dans un contexte de crise énergétique lié à la vétusté des équipements et à un manque d’investissements, ce soutien de l’UE prend une dimension capitale. L’objectif est de renforcer les capacités locales et d’attirer davantage d’investissements dans ce secteur stratégique pour le développement économique du pays.
Augustin BONDO TSHIANI, Premier Conseiller et Chef de la Coopération à la Délégation de l’Union Européenne en République du Congo, a rappelé que l’UE accompagne la République du Congo dans des secteurs essentiels tels que le transport, l’énergie et la transformation économique. Cet atelier s’inscrit dans une stratégie plus large de soutien aux infrastructures, visant à favoriser la croissance économique et la création d’emplois. L’accompagnement de l’UE permet de faciliter l’attractivité du marché congolais pour les investisseurs, grâce à des mécanismes financiers innovants et une coopération renforcée avec l’ARSEL.
L’un des principaux objectifs de cette mission est de permettre à l’ARSEL de remplir pleinement son rôle, notamment en ce qui concerne la signature des conventions de concession hydroélectrique. Ce processus est crucial pour assurer la transparence et l’efficacité de la gestion de l’électricité produite, et pour offrir aux concessionnaires potentiels un cadre juridique et technique propice à l’investissement.
« Nous essayons d’investir et d’accompagner le Congo dans l’investissement dans des secteurs structurants : le transport, l’énergie, la transformation économique, les forêts, etc. Ce séminaire s’inscrit dans le cadre de notre stratégie Global Gateway, qui vise à équiper les pays partenaires avec des infrastructures de connectivité. Nous faisons en sorte que cette approche permette d’attirer des investissements dans le pays, grâce à des mécanismes financiers innovants », a-t-il indiqué.
L’Union Européenne a exprimé son engagement à poursuivre ce soutien à long terme, afin de renforcer durablement la régulation du secteur et de promouvoir une gestion plus efficace des ressources énergétiques en République du Congo.
Ainsi, grâce à la collaboration entre l’ARSEL et l’UE, le secteur de l’électricité congolais pourrait connaître une amélioration significative de sa gouvernance, avec des perspectives d’investissements accrus et une gestion plus rigoureuse des concessions hydroélectriques.
Photos :
- Le DG l’ARSEL à l’ouverture de l’atelier
- Le présidium lors des échanges
- Vue des participants
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