La Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et du Bassin du Congo, Arlette SOUDAN NONAULT, a souligné, le mardi 16 juillet 2024 à Brazzaville, la nécessité pour le Congo de disposer des moyens techniques de quantification économique de ses ressources naturelles. Elle a souligné l’impératif de valoriser économiquement les ressources naturelles du pays, plaidant pour une reconnaissance financière de leur contribution cruciale à l’équilibre climatique mondial.
C’est au cours d’un déjeuner de presse que le ministre en charge de l’environnement a mis en lumière la nécessité urgente de quantifier l’apport économique des forêts et de la biodiversité congolaise. Elle a souligné que les marchés du crédit carbone et de la compensation écologique doivent être activés pour rémunérer justement le Congo pour son rôle de régulateur climatique et pour la mise à disposition de ses ressources naturelles essentielles. « Il nous faut donner une valeur économique à nos ressources naturelles », a indiqué Arlette SOUDAN NONAULT.
Pour faire face à l’insuffisance d’une ressource humaine qualifiée sur les questions en lien avec l’environnement, la ministre a souligné la nécessité de formater les cadres sur les aspects techniques. Un aspect important déjà pris en compte à travers l’ouverture d’un parcours universitaire spécialisé sur des questions environnementales à l’Université Denis SASSOU NGUESSO de Kintélé, répondant à la demande croissante de professionnels qualifiés dans les métiers de la géomatique et de la gestion des ressources naturelles. Cependant, le besoin en renforcement des capacités reste pressant, notamment pour former des cadres capables de piloter des projets environnementaux complexes et de négocier efficacement dans un contexte mondialisé.
SOUDAN NONAULT a clairement indiqué que la compétitivité internationale dans le secteur environnemental ne peut être atteinte sans une formation spécialisée adéquate. Elle a souligné l’importance de nouer des partenariats stratégiques pour établir des instituts de formation dédiés, permettant ainsi aux experts congolais de jouer un rôle moteur dans la gestion durable de leurs propres ressources.
Son intervention réaffirme non seulement l’engagement du Congo envers la protection de son environnement et de sa biodiversité, mais aussi sa détermination à capitaliser économiquement sur ces richesses naturelles. Dans un monde de plus en plus interconnecté et compétitif, le pays se positionne pour jouer un rôle de premier plan, défendant ses intérêts avec fermeté et prévoyance dans les arènes internationales.
Avec un engagement ferme, le Congo s’efforce de rendre opérationnel le Fond Bleu pour le Bassin du Congo, hébergé par la Banque de Développement des États de l’Afrique Centrale, avec un investissement substantiel de plusieurs milliards de dollars. La Ministre en charge de l’environnement a souligné l’importance de l’application stricte des lois environnementales, mettant en avant des actions récentes telles que la fermeture d’entreprises non conformes aux normes écologiques.
Des clarifications sur les attributions et misions du ministère en charge de l’environnement
Réagissant aux critiques suite à son absence aux assises sur l’afforestation et le reboisement, Arlette SOUDAN NONAULT a insisté sur l’importance de respecter les décrets qui définissent les responsabilités spécifiques de chaque ministère. Elle a expliqué que les confusions actuelles résultent des réaffectations ministérielles passées et des habitudes héritées. À son arrivée en 2016, elle a pris en charge le tourisme et l’environnement, un secteur précédemment sous une direction unique. Cette fragmentation historique a parfois conduit à des malentendus sur les domaines de compétence.
Elle a affirmé que son ministère joue un rôle clé dans la gestion des questions climatiques, de la biodiversité et du développement durable, collaborant étroitement avec des organisations internationales comme le Programme des Nations Unies pour l’Environnement. Arlette SOUDAN NONAULT a souligné particulièrement l’importance de son ministère dans la préservation des écosystèmes, y compris la gestion forestière.
Elle a critiqué également les pratiques anciennes et les conflits internes au sein du ministère, résultant souvent d’une interprétation incorrecte des textes réglementaires en vigueur. Elle a réfuté toute cacophonie à son niveau et s’engage à maintenir le cap dans le respect strict des lois et des missions définies pour son ministère.
Pour elle, la transition écologique est une mission régalienne, au-delà de considérations personnelles de pouvoir, et exprime son engagement à résoudre les conflits internes dans un cadre de concertation et de solidarité gouvernementale.
Photo 1 : La Ministre lors du déjeuner de presse
Photo 2 : Vue partielle des journalistes présents dans la salle
Contacts de notre rédaction : gcm.redaction16@gmail.com
Téléphone & Whatspp : +242 06 954 43 25

