La 12 édition du Festival Panafricain de Musique (FESPAM) s’est achevée samedi 26 juillet 2025 à Brazzaville, dans une ambiance de reconnaissance, d’émotion et de perspectives tournées vers l’avenir. La cérémonie de clôture a été marquée par des interventions de chercheurs, artistes et chorégraphes, saluant un festival de la résilience et de la vitalité culturelle africaine. Tous ont insisté sur la nécessité de faire du numérique un véritable levier de créativité pour le continent. Les festivaliers ont également appelé les autorités congolaises et africaines à intensifier le plaidoyer international pour une meilleure valorisation de la culture africaine et de ses artistes.

Le mot du festivalier, prononcé par l’expert béninois-canadien Destiny TCHEHOUALI, a constitué l’un des temps forts de la soirée. Face au Président de la République, Denis SASSOU N’GUESSO, l’universitaire a exprimé une profonde gratitude :

« C’est un rêve d’enfant qui se réalise (…) Vous êtes plus qu’un chef d’État. Vous êtes un gardien de la mémoire culturelle africaine et un visionnaire lucide. »

Évoquant les mutations numériques, TCHEHOUALI a plaidé pour une souveraineté culturelle renforcée : « Les industries culturelles africaines ne manquent ni de talent ni de public. Elles manquent d’outils pour capter la valeur. Il est urgent de former notre jeunesse aux métiers numériques et culturels. »

Il a également mis en garde contre les déséquilibres des plateformes internationales : « La magie des algorithmes ne doit pas invisibiliser nos musiques et cultures. Il faut des règles équitables. »

Gervais TOMADIATUNGA : « Un honneur pour la jeunesse congolaise »

Principal chorégraphe de cette 12ᵉ édition, Gervais TOMADIATUNGA s’est dit fier d’avoir orchestré les spectacles d’ouverture et de clôture, en présence d’un chef de l’État désireux de partager l’énergie des jeunes artistes, auteurs de prestations émouvantes.

« C’est la première fois au FESPAM qu’une même compagnie revient deux fois en tête d’affiche. C’est un honneur pour nous, les jeunes », a-t-il confié avec émotion.

Revenant sur son parcours de danseur à chorégraphe, il a salué le soutien de la ministre Marie-France Hélène PONGAULT : « Malgré les difficultés, elle nous a promis son appui. Et elle a tenu parole. » Il a également évoqué l’intensité des préparatifs : « Trois semaines de travail sous la chaleur et la poussière… mais aujourd’hui, nous avons relevé le défi. »

Le Président a sauvé le FESPAM !

Leader de l’orchestre G7 Nouvelle Griffe, Zara Umporio n’a pas caché sa reconnaissance : « Sans le Président de la République, cette édition n’aurait pas eu lieu. Il a sorti l’argent de sa poche. Merci à lui ! »

L’artiste a qualifié le FESPAM 2025 de « réussite totale malgré le contexte difficile », ajoutant : « Un échec aurait été mal vu. Mais nous avons relevé le défi avec brio. » Il a également salué le professionnalisme des organisateurs et techniciens, soulignant un « festival brusquement organisé, mais brillamment mené ».

Portée par la volonté de faire de la culture un levier stratégique, cette édition a su conjuguer mémoire, créativité et innovation. Du mot inspirant du chercheur aux prestations des artistes, en passant par les hommages rendus aux acteurs culturels, le FESPAM 2025 s’impose comme un manifeste pour une Afrique résolument tournée vers un avenir culturel, numérique et souverain.

Photos :

  1. Les artistes lors d’une démonstration ;
  2. Vue partielle ses officiels

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