La deuxième édition des Jeux des Jeunes de la Francophonie s’est achevée à Brazzaville sur une note d’émotion, de fierté et d’espérance. Au-delà des trophées remis, cette cérémonie de clôture a consacré une jeunesse engagée, talentueuse et consciente du rôle stratégique de la langue française comme levier d’avenir. Entre messages inspirants des organisateurs et paroles fortes des lauréats, la francophonie s’est donnée à voir comme un projet vivant, porté par l’excellence et l’authenticité.

Marraine de cette deuxième édition, Messilah NZOUSSI a marqué les esprits par une allocution concise mais profondément symbolique. Rappelant que la finale se tenait en différé de la Journée internationale de la Francophonie, elle a souligné que célébrer la langue française ne saurait se limiter à une date inscrite au calendrier. « La francophonie ne se vit pas en un seul jour. Elle se construit dans la durée, dans l’effort et dans les actes. Ce que vous avez accompli ici en est la preuve », a-t-elle déclaré devant des élèves venus de divers établissements et quartiers de Brazzaville.

Pour la marraine, le français dépasse largement le cadre scolaire : « C’est un outil de pouvoir, un passeport vers le monde, une clé qui ouvre les portes de tous les continents. Le maîtriser, c’est se donner la possibilité de porter sa voix loin, très loin. »

Elle a également insisté sur la singularité du lien entre le Congo et la langue française, enrichie par l’âme, le rythme et l’identité nationale, avant d’appeler les jeunes à faire du fair-play une valeur cardinale de leur parcours.

Une compétition sélective, un message d’excellence

Coordonnateur de l’Association de la Jeunesse mondiale de la Francophonie, Fayard MAZILA, a dressé le bilan d’une édition exigeante et formatrice. « Nous avons vu bien plus qu’une compétition. Nous avons vu s’exprimer le talent, la discipline, la créativité et la détermination de notre jeunesse », a-t-il souligné.

Sur près de 600 candidats inscrits au départ, seuls 91 ont accédé à la phase finale. Un chiffre que le coordonnateur interprète comme une victoire collective, rappelant que l’excellence repose autant sur le travail que sur l’intégrité, la rigueur et le respect des règles.

Paroles de lauréats : le travail, la foi et l’authenticité

Lauréate du premier prix du concours d’appellation, Felicia NSILOUBAKA a fait un témoignage empreint de sincérité, évoquant un parcours jalonné d’efforts constants et de soutiens multiples. « J’ai travaillé partout : à l’école, à la maison, dans la rue, à l’église. Je voulais vraiment gagner. Aujourd’hui, je suis très heureuse et déterminée à continuer », a-t-elle confié, trophée en main.

Même émotion chez Laura DOUNI MALEKA, première au concours de dictée, qui résume son secret en toute simplicité : « Il faut lire. Lire encore et encore. La lecture, c’est la base. »

Élue Miss de cette deuxième édition, Le Messie MBENGO a, quant à elle, revendiqué l’authenticité comme principal atout : « Je suis restée moi-même. Je n’ai pas cherché à en faire trop. Être vraie m’a permis de gagner. »

Une célébration de la diversité culturelle

Au-delà des concours phares, la danse et le chant ont rythmé cette édition, offrant un spectacle haut en couleurs où traditions et modernité se sont harmonieusement mêlées. Lancés le 31 janvier 2026 à Brazzaville, les Jeux des Jeunes de la Francophonie ont mobilisé plus d’une trentaine d’établissements scolaires, confirmant leur place comme un rendez-vous majeur de valorisation de la jeunesse congolaise.

Une tribune d’expression, d’émulation et d’espoir, où la langue française devient un moteur de confiance et de projection vers l’avenir.

Photos :

  1. Vue des candidates à l’élection miss
  2. Vue du public
  3. La marraine posant aux cotés des lauréates

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