Les statistiques issues de la dernière enquête bio-comportementale couplée à la sérologie VIH chez les populations clés en République du Congo révèlent une situation alarmante quant à la hausse du nombre de personnes touchées par la maladie. Les résultats de cette enquête, validés le vendredi 28 mars 2025 à Brazzaville, soulignent l’impérieuse nécessité de mener des actions concertées et adaptées pour lutter efficacement contre ce fléau mondial.
Dans son discours d’ouverture des travaux de l’atelier de validation, Benjamin ATIPO, conseiller à la santé du Premier ministre, a rappelé l’importance de cette enquête en mettant en avant des chiffres alarmants au niveau mondial. « Le VIH/Sida demeure un problème majeur de santé publique. En 2023, 1,3 million de nouvelles infections ont été enregistrées dans le monde, et 630 000 personnes sont décédées des suites de maladies liées au sida », a-t-il souligné.
L’épidémie affecte particulièrement les populations clés, notamment les professionnelles du sexe, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH), les usagers de drogues, les minorités de genre et la population carcérale. Ces groupes représentaient 70 % des nouvelles infections en 2023, dont 51 % en Afrique subsaharienne.
Une évolution nécessitant une réponse adaptée au Congo
Les enquêtes précédentes ont mis en évidence une augmentation de la prévalence du VIH parmi ces populations en République du Congo : « Chez les professionnelles du sexe, nous sommes passés de 7,5 % en 2012 à 8,1 % en 2018, tandis que chez les HSH, la prévalence a bondi de 26,1 % à 41,2 % sur la même période », a rappelé Benjamin ATIPO.
Ce constat met en lumière l’urgence de disposer de données à jour pour ajuster les stratégies de prévention et de prise en charge. « Nos expériences passées nous montrent que l’accès à des données épidémiologiques détaillées est crucial pour orienter efficacement les interventions de santé publique », a-t-il insisté.
Un engagement réaffirmé des partenaires
Henry René DJOUF, Représentant résident adjoint du PNUD au Congo, a salué les efforts du gouvernement congolais et de ses partenaires dans la réponse au VIH/Sida. « Nous sommes déterminés à appuyer une riposte fondée sur les droits humains, la science et une approche communautaire inclusive », a-t-il déclaré.
Il a rappelé que le financement du GC7 du Fonds mondial, piloté par le PNUD, s’inscrit dans cette dynamique. Pour l’expert des Nations unies, ce financement permettra de disposer de données actualisées, une nécessité impérieuse pour orienter les stratégies et optimiser l’allocation des ressources en fonction des réalités du terrain.
L’enquête bio-comportementale validée lors de cet atelier marque une avancée majeure. « Elle intègre de nouveaux groupes prioritaires, tels que les minorités de genre et les utilisateurs de drogues injectables, tout en consolidant notre compréhension des dynamiques d’infection », a expliqué Henry René DJOUF.
Les conclusions de cette étude permettront d’améliorer la stratégie nationale de lutte contre le VIH/Sida et d’atteindre l’objectif d’éradiquer cette épidémie en tant que problème de santé publique d’ici 2030. « Nous devons tous nous mobiliser pour transformer ces données en actions concrètes et efficaces », a conclu Benjamin ATIPO.
Cet atelier réaffirme l’engagement du Congo et de ses partenaires dans la lutte contre le VIH, un combat qui nécessite une action concertée et soutenue.
Photos :
- Vue des participants lors de la cérémonie d’ouverture
- Les officiels .
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