Le Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille Public, Christian YOKA, a ouvert, mardi 16 septembre 2025 à Brazzaville, les travaux de l’atelier de présentation et de validation du référentiel des normes de comptabilité générale applicables aux administrations publiques. Organisée avec l’appui financier de la Banque mondiale, à travers le Programme Accélérer la gouvernance institutionnelle et les réformes pour un fonctionnement durable des services (PAGIR), cette rencontre vise à examiner et à valider ce document stratégique destiné à harmoniser les pratiques comptables, fiabiliser la reddition des comptes et aligner la gouvernance financière du Congo sur les standards internationaux.

Prévu jusqu’au samedi 20 septembre, l’atelier doit favoriser une appropriation collective du référentiel, gage d’une modernisation et d’une transparence accrues. Il réunit des représentants des ministères, des établissements publics, des organes de contrôle ainsi que des partenaires techniques et financiers. À terme, le texte servira de base pour harmoniser les pratiques, faciliter la reddition des comptes et améliorer la gestion budgétaire axée sur les résultats.

Dans son discours d’ouverture, Christian YOKA a rappelé que ce chantier dépasse la simple dimension technique : « L’adoption de normes internationales constitue un gage de crédibilité pour notre pays. La production d’une information financière pertinente et fiable rassure sur la qualité de notre gouvernance », a-t-il déclaré.

Inspiré des standards IFRS utilisés par le secteur privé et du Manuel des statistiques des finances publiques, le référentiel vise à unifier les pratiques comptables de l’État et de ses démembrements. Le ministre a insisté sur la portée stratégique de la réforme : « Il s’agit d’une démarche constructive qui nous oblige à envisager des changements organisationnels et fonctionnels profonds dans l’exécution et le contrôle des opérations financières publiques. »

Selon lui, cette initiative permettra de « renforcer la transparence, mieux encadrer les dépenses, lutter contre les pertes de recettes et rationaliser la politique budgétaire au bénéfice des populations ». Il a également souligné le rôle central de la Cour des comptes, désormais dotée d’une loi organique l’habilitant à certifier « la régularité, la sincérité et l’image fidèle du compte général de l’État ».

Un cadre qui rassure

Présentant le contenu du document, Saturnin IPODO-NZINGOU, directeur général des Comptes publics et du Patrimoine, a expliqué que ce recueil « définit les règles, principes et procédures encadrant la production de l’information financière et comptable de l’État ». Il a rappelé que 2024 avait marqué la présentation du plan comptable, tandis que 2025 consacre « l’adoption des procédures et principes garantissant la qualité et la fiabilité des données produites. Ce cadre vient renforcer la gouvernance financière de l’État. Il rassure aussi bien les partenaires techniques et financiers, comme le FMI et la Banque mondiale, que les institutions nationales telles que le Parlement et la Cour des comptes, sans oublier les citoyens », a-t-il précisé.

Le directeur général a insisté sur l’importance de cette réforme pour l’ensemble du secteur public : « Il s’agit non seulement des comptes de l’État, mais aussi de ceux des collectivités locales, des établissements publics administratifs comme les hôpitaux, les centres de santé, les universités et de toutes les entités non marchandes. »

Avec ce référentiel, la République du Congo entend aligner son système comptable sur les meilleures pratiques internationales et offrir aux citoyens, aux partenaires et aux institutions une information financière fiable, pierre angulaire d’une gouvernance publique moderne et responsable.

Photos :

  1. Vue partielle de dans la salle ;
  2. Le Ministre des finances lors de la cérémonie d’ouverture

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