Le journaliste et fervent défenseur du panafricanisme, Alexis BONGO, a officiellement annoncé, le samedi 16 août 2025 à Brazzaville, sa candidature à l’élection présidentielle de mars 2026. Présenté comme le fruit de « neuf années de méditation et de préparation », cet engagement marque son retour sur la scène nationale avec un discours profondément ancré dans l’histoire congolaise et africaine. Cette annonce, faite au cours d’une conférence de presse, se veut également une invitation adressée au peuple congolais à « reprendre les commandes » autour d’une candidature orientée vers un Congo nouveau.
Le futur challenger du candidat du parti au pouvoir affirme avoir longuement mûri sa décision avant de se lancer dans la course à la magistrature suprême. Il présente sa candidature comme « modeste mais solide ». « Notre candidature paraît modeste mais elle est en réalité très forte parce qu’elle s’inspire de l’histoire de notre pays, nourrie aux racines de nos traditions. C’est une candidature panafricaniste, une candidature de la jeunesse éveillée du Congo et de l’Afrique », a déclaré Alexis BONGO devant ses collègues journalistes.
Le candidat a tenu à rendre hommage aux figures emblématiques du panafricanisme, citant Marcus Garvey, Cheikh Anta Diop, Aimé Césaire et Théophile Obenga. « Leurs rudes combats m’ont forgé et m’ont permis de devenir un avocat de l’Afrique. C’est dans cet esprit que je me présente aujourd’hui au peuple congolais », a-t-il poursuivi.
Un appel à reprendre les commandes
Alexis Bongo estime que le Congo se trouve « une fois de plus à la croisée des chemins de son destin ». Selon lui, l’élection présidentielle de 2026 constitue « le plus grand rendez-vous du pays avec son histoire et avec celle de l’Afrique ».
Il a invité ses compatriotes à se réapproprier leur avenir : « Depuis les indépendances, ceux à qui nous avons confié le pouvoir n’ont pas réussi à apporter le changement espéré. Il est temps que nous-mêmes, le peuple, reprenions les commandes à partir de mars 2026. »
Interrogé sur la question de la caution électorale fixée à 25 millions de francs CFA, Alexis Bongo a dénoncé un mécanisme d’exclusion. « Cette barrière financière empêche de nombreux citoyens de compétir. Mais je crois que le peuple est plus riche et plus fort que ces obstacles », a-t-il expliqué.
Vers un « Congo nouveau »
Portant le slogan « Reprenons les commandes », Alexis BONGO a présenté son projet de société baptisé Congo nouveau. « Notre pays souffre d’un manque d’eau, d’électricité, d’infrastructures et d’un système de santé et d’éducation défaillants. Ensemble, nous devons trouver les solutions. Le Congo nouveau, c’est un nouveau départ, une renaissance nationale et africaine », a-t-il conclu.
À noter que l’actuel prétendant avait déjà manifesté son intention de se porter candidat à l’élection présidentielle de 2016, avant de se rétracter sans en préciser les raisons. Neuf ans après cette décision, il revient sur la scène politique et affirme être suffisamment préparé pour aller jusqu’au bout du processus. Sans parti politique, Alexis Bongo se présentera en indépendant et entend compter sur le peuple congolais pour l’accompagner dans cette lourde mission : offrir enfin aux citoyens le changement qu’ils aspirent à voir à la tête du pays.
Photo : Alexis BONGO lors de la conférence de presse
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