L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (U.PA.D.S), parti politique de l’opposition congolaise a rendu public, le mercredi 14 aout 2024, une déclaration sur la situation socio-économique et politique du pays, un jour avant la célébration du 64ème anniversaire d’indépendance du Congo. Dans sa déclaration, le parti du chef de file de l’opposition souligne des sérieux doutes sur les motivations réelles qui ont conduit le gouvernement à créer de nouveaux départements à une période où le pays fait face à une situation économique difficile.      

L’analyse faite sur la situation actuelle du Congo se concentre sur les dimensions économique, sociale et politique, mettant particulièrement en lumière les récentes décisions gouvernementales. Sur le plan politique, l’U.PA.D.S a réagi à la décision du Gouvernement de procéder à une réorganisation territoriale, comme stipulé par le Conseil des ministres le 3 juillet 2024. Bien que le principe de réorganisation administrative soit conforme à la Constitution de 2015, l’U.PA.D.S exprime des réserves quant à l’efficacité et à l’opportunité de cette mesure.

L’objectif déclaré de rapprocher les entités administratives du chef-lieu semble justifié, mais l’UPADS s’interroge sur la capacité de l’État à assumer les charges financières découlant de ces nouvelles structures.

La déclaration souligne également le manque de préparation adéquate pour une décentralisation réussie, suggérant que cette initiative pourrait engendrer des complications imprévues. En outre, l’U.PA.D.S met en garde contre les risques d’interprétations insidieuses qui pourraient émerger de cette réorganisation. Les inquiétudes sont également portées sur les revendications potentielles des populations des départements non concernés par cette réforme.

Parallèlement, l’U.PA.D.S réaffirme son opposition catégorique à toute cession de terres congolaises à des États tiers, en réponse aux débats récents sur les accords avec le Rwanda. La position est claire : aucun centimètre de terre ne doit être cédé, et le respect strict de la Constitution est impératif.

Le parti de Pascal TSATY MABIALA dénonce la mauvaise gouvernance, le favoritisme ethnique et la dégradation des valeurs morales comme les principaux maux affectant le Congo. Le président de la République est appelé à effectuer des rectifications managériales urgentes pour éviter un embrasement potentiel et restaurer la stabilité dans le pays. Cette déclaration marque une prise de position forte sur la nécessité de réformes substantielles pour le bien-être de la nation.

Photo : Pascal TSATY MABIALA lors d’une conférence de presse

Contacts de notre rédaction : gcm.redaction16@gmail.com

Téléphone & Whatsapp : +242 06 954 43 25

error: Content is protected !!
Exit mobile version