Immersion pédagogique, message de mobilisation et anticipation des grandes réformes, la reprise des cours, le jeudi 1er octobre 2026, au complexe scolaire de Moukoundzi-Ngouaka, dans l’arrondissement 1 Makelekelé, a donné à voir les premiers signaux d’une année scolaire placée sous le signe du changement. Au contact des élèves et des enseignants, le Ministre Jean Luc MOUTHOU a constaté l’effectivité des enseignements tout en rappelant les défis qui attendent le système éducatif congolais, notamment la réforme du préscolaire et la modernisation des parcours scolaires.
À Moukoundzi-Ngouaka, la rentrée scolaire 2026-2027 s’est ouverte par une rencontre directe entre les acteurs de l’école : élèves, enseignants et responsables éducatifs. Dès son arrivée, le ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, Jean Luc Mouthou, accompagné de sa délégation, a été accueilli par deux jeunes apprenants, symbole d’une école qui entend placer l’enfant au centre de ses priorités.
Un bouquet de fleurs et un message de bienvenue ont marqué les premiers instants de cette visite. Au nom de la communauté scolaire, une élève a exprimé la reconnaissance des apprenants envers les autorités éducatives. Au-delà de l’accueil protocolaire, les élèves ont voulu afficher leur détermination pour cette nouvelle année. « Nous prenons l’engagement de travailler avec ardeur, discipline et assiduité afin de donner le meilleur de nous-mêmes et de faire la fierté de nos parents, de nos enseignants et de notre pays », a poursuivi la jeune oratrice.
Une rentrée vécue depuis les bancs de l’école
Du préscolaire au lycée, le ministre et sa délégation ont partagé les premières heures de cours avec les apprenants. Une proximité qui a suscité enthousiasme et curiosité chez les élèves, heureux de voir les autorités éducatives s’intéresser directement à leur environnement d’apprentissage.
Dans une classe de terminale, les premiers enseignements de l’année étaient déjà lancés. Au tableau, le professeur certifié des lycées en histoire-géographie, Echel MOUTSIAMI, abordait la première leçon du programme consacrée aux causes de la Deuxième Guerre mondiale de 1939 à 1945.
Pour cet enseignant, cette reprise des cours marque le début d’une mission essentielle : conduire les élèves vers la réussite aux examens nationaux. « Lorsqu’on arrive dès le premier jour et qu’on retrouve ces élèves en grand nombre, on ressent cette responsabilité. Ils ont répondu présents et nous sommes avec eux pour les accompagner jusqu’au baccalauréat », a-t-il indiqué.
Il a également appelé les parents à accélérer le retour des enfants encore absents. « L’école vient de commencer. Il faut envoyer les enfants à l’école, car dès demain nous allons enchaîner jusqu’au dernier jour », a-t-il insisté.
Entre reprise effective et préparation d’une nouvelle architecture scolaire
Au terme de cette visite de terrain, Jean Luc MOUTHOU a affiché sa satisfaction quant au démarrage de l’année académique. « Ce qu’on va retenir, et c’est ce qu’il y a de plus important, c’est que la rentrée est effective. Nous avons constaté du préscolaire au lycée que les enfants sont dans les salles de classe et que les enseignements ont lieu », a déclaré le ministre.
Mais derrière cette rentrée se profile une transformation plus profonde du système éducatif. Le gouvernement prépare en effet l’application de nouvelles orientations issues des États généraux de l’éducation nationale, de la formation et de la recherche. Parmi les évolutions annoncées, dont l’entrée en vigueur est conditionnée par le vote de la loi par le parlement et sa promulgation par le président de la République, figurent notamment le renforcement du préscolaire obligatoire et la suppression du CP1. Pour Jean Luc Mouthou, il s’agit d’anticiper plutôt que d’attendre.
« Nous n’attendons pas simplement la promulgation de la nouvelle loi scolaire. Nous travaillons déjà sur cette matière, notamment sur le préscolaire qui devient désormais un volet particulièrement important », a-t-il expliqué.
Concernant le Certificat d’études primaires (CEP), le ministre a confirmé l’évolution prochaine du dispositif espérant que d’ici la fin de l’année scolaire, la loi sera adoptée. « Au mois de juin prochain, nous appliquerons le nouveau format à travers lequel les élèves passeront de la classe de CM2 vers la classe de 6e », a-t-il précisé.
L’accessibilité des établissements scolaires est un autre enjeu majeur évoqué lors de cette rentrée. Dans un contexte marqué par les difficultés de mobilité, le ministre a mis en avant la politique de construction et d’ouverture de nouveaux établissements visant à rapprocher l’école des apprenants. « Le gouvernement travaille à rapprocher autant que possible les écoles du domicile de l’apprenant. De nouveaux lycées et complexes scolaires sont mis à disposition pour permettre aux enfants de rejoindre leurs établissements en quelques minutes », a-t-il souligné.
Cette rentrée scolaire 2026-2027 ne se résume pas à une simple reprise des cours. Elle ouvre une nouvelle séquence pour l’école congolaise, entre exigences de résultats, réformes structurelles et ambition de bâtir un système davantage adapté aux réalités des apprenants.
Photos :
- Les élèves dans une salle de classe ;
- Le ministre et sa délégation lors d’un cours ;
- Le ministre devant la presse.
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