La huitième session ordinaire du Sénat s’est achevée sur un exercice de vérité politique. Face à une production législative jugée modeste, le président de la Chambre haute, Pierre NGOLO, a salué la maturité démocratique du peuple congolais tout en réaffirmant le rôle stratégique du Sénat dans la consolidation de la paix et l’accompagnement du nouveau cycle politique. À l’approche de l’investiture du président Denis SASSOU NGUESSO pour une nouvelle mandature, le président du Sénat a plaidé pour un engagement accru en faveur de l’amélioration des conditions de vie des Congolais.
À l’heure du bilan, Pierre NGOLO n’a pas cherché à masquer les limites de la session. Sur les onze affaires inscrites à l’ordre du jour, seules quatre ont été effectivement examinées. « La synthèse des travaux présentée met en lumière la sobriété de la moisson. Nous sommes loin des performances auxquelles nous sommes habitués lors de nos cérémonies de clôture », a-t-il reconnu, dans un ton empreint de lucidité.
Pour le président du Sénat, cette situation ne saurait être interprétée comme une inefficacité institutionnelle, mais plutôt comme la conséquence directe d’un contexte politique singulier, dominé par la préparation de l’élection présidentielle de 2026. « Notre allocution d’ouverture laissait déjà présager un tel scénario, tant l’exigence de mobilisation nationale s’imposait à toutes les institutions », a-t-il souligné.
Mars 2026, un jalon fort de la démocratie congolaise
Revenant sur le scrutin présidentiel de mars 2026, Pierre NGOLO a dressé un tableau résolument positif. « Dans la paix, la quiétude et la liberté, chaque Congolais a exprimé son choix en toute responsabilité. Ce rendez-vous restera dans l’histoire comme un moment hautement significatif de consolidation de la démocratie et de solidification de la paix », a-t-il affirmé.
Il a salué la maturité du peuple congolais, la montée en expertise des organisateurs du scrutin ainsi que la contribution des observateurs internationaux. Aux candidats n’ayant pas remporté l’élection, le Sénat a adressé un message d’encouragement : « Leur courage et leur fair-play constituent des valeurs essentielles que notre démocratie doit continuer de promouvoir ».
Un nouveau mandat placé sous le signe de l’action
Abordant le plébiscite du président élu, Pierre NGOLO a insisté sur la responsabilité collective qui s’ouvre désormais. « Le moment le plus délicat commence : celui de l’action, de la traduction concrète des engagements pris devant le peuple », a-t-il déclaré, réaffirmant la disponibilité du Sénat à accompagner l’exécutif dans l’accélération de la marche vers le développement.
Le rapport-synthèse présenté par la deuxième secrétaire du Sénat, Élisabeth MAPAHA, a mis en exergue l’adoption de textes majeurs, notamment le nouveau Code minier, la loi d’orientation de la recherche scientifique ainsi que la création de l’Institut national de biologie et de veille sanitaire. Autant de réformes structurantes au service de la diversification économique, de la santé publique et de la souveraineté scientifique.
Malgré les contraintes, la Chambre haute a également marqué sa présence sur la scène internationale, confirmant l’ancrage du Congo dans la diplomatie parlementaire africaine. En clôturant officiellement les travaux, le président du Sénat a enfin rappelé l’importance stratégique de la décentralisation comme levier de développement équilibré et durable.
Photos :
- Le Président du Sénat lors de la clôture ;
- Vue partielle des Sénateurs ;
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