L’auditorium de la présidence de l’université Marien NGOUABI a servi de cadre à la célébration sous la forme d’un focus, de la journée internationale des droits des femmes par le SYNALU (Syndicat national de l’université. Cette organisation syndicale de la première université publique du Congo a choisi comme sous thème pour ce focus, « La place des femmes dans les postes de responsabilité à l’université Marien Ngouabi de 1977 à 2025 ». Les communications des deux orateurs, madame Gladia MAMONO NGOLO (Maitre-assistant) et Célestin NIAMA (Maitre de conférences) ont mis en lumière le fait que la représentativité des femmes aux postes de responsabilité demeure faible.
Les femmes du SYNALU provenant de trois sections de l’université Marien NGOUABI (Présidence, ENS et ENSP) ont été fixées sur la situation des femmes dans cette université en ce qui concerne l’occupation des postes de responsabilités. Un tableau peu reluisant, et les obstacles sont multiples selon Gladia MAMONO NGOLO : manque de confiance en soi chez les femmes, stéréotype de genres et préjugés (les hommes se considérant plus aptes à diriger), contraintes de vie de femme à la maison (travaux domestiques et charges des enfants), etc.
A ces obstacles s’ajoute la condition du « cuissage » que Célestin NIAMA a du reste condamné avec toute son énergie et sans gants, appelant les femmes à ne pas y céder. Ce dernier a martelé par ailleurs sur le fait que les femmes ont un grand potentiel au plan professionnel, et qu’elles méritent du respect. Quelques recommandations ont du reste été formulées. Elles portent entre autres sur un appel de la femme à avoir confiance en elle ou encore la promotion de l’égalité des genres.
Il est à noter tout de même que, malgré tout, quelques femmesont occupés des postes de responsabilités. Parmi elles, Rosalie KAMA NIAMAYOUA qui a occupé les fonctions de Directrice de l’Ecole Normale Supérieure, madame DIANZINGA a été Secrétaire académique et chargée de la coopération ; etc. Actuellement, a-t-on appris, sept femmes sont cheffes de scolarité dans les onze établissements que compte l’université.
Le chemin est encore long, a reconnu madame Julsy NTSION, qui s’est exprimé au nom de toutes les femmes, martelant sur le fait que la femme doit s’engager pour s’épanouir pleinement : « Aujourd’hui avec l’évolution de nos sociétés, la place de la femme a considérablement changé. La femme du 21ème siècle à la liberté d’exercer n’importe quel métier, et sur le plan professionnel, elle se bat pour améliorer sa situation. Mais cela est-il assez ? Nous disons non. En prenant le cas de notre alma mater avec tout ce qui se passe ici, on peut dire que la femme est marginalisée, car moins nombreuse sont les femmes qui occupent les postes de responsabilité. Les statistiques le prouvent. A vrai dire la femme doit se donner les moyens pour son émergence, elle doit se mettre au travail pour gagner le respect de son entourage. La journée du 8 mars célébrée chaque année un peu partout à travers le monde, nous rappelle la lutte des femmes pour leurs droits, face aux inégalités sociales dont elles sont victimes soit à l’école, à la maison ou leur lieu de travail ».
La journée internationale du 8 mars, un moment donc de profonde introspection, de plaidoyer et d’information pour les femmes. Christian ADJETEY, Secrétaire général de la section Présidence du SYNALU a coprésidé ce focus : « La journée internationale du 8 mars constitue un moment particulier et unique pour vous donner des informations sur les droits de la femme. La célébration de cette journée par le SYNALU montre l’importance que notre organisation accorde aux droits des femmes » .
Le clou de ce focus a été le côté jardin. Repas et libations pour arroser de la plus belle des manières cette célébration qui avait aussi un côté retrouvailles fraternelles et confraternelles, au-delà de la dimension cognitive.
Photo : La photo de famille des participants (Crédit Groupe Congo Médias)
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