Le verdict des urnes est sans appel. À l’issue du scrutin présidentiel organisé les 12 et 15 mars 2026, Denis SASSOU-N’GUESSO a été déclaré vainqueur avec 94,82 % des suffrages exprimés. Les résultats provisoires ont été rendus publics par le ministre de l’Intérieur, Raymond Zéphirin MBOULOU, dans un contexte marqué par un taux de participation officiellement annoncé à 84,65 %, l’un des plus élevés de l’histoire électorale récente du pays.
Cette nouvelle victoire consacre ainsi un cinquième mandat consécutif pour le candidat de la majorité présidentielle, confirmant son ancrage durable à la tête de la République du Congo. Un résultat massif qui renforce la domination politique du président sortant face à une opposition fragmentée et largement distancée.
Derrière le vainqueur, les scores des autres prétendants à la magistrature suprême restent très faibles. Mabio MAVOUNGOU arrive en deuxième position avec 1,48 % des voix, suivi de Uphrem Dave MAFOULA (1,03 %). Viennent ensuite Melaine Destin GAVET ELENGO (0,87 %), Joseph KIGNOUMBI KIA MBOUNGOU (0,86 %), Vivien MANANGOU (0,61 %) et Anguios NGANGUIA ENGAMBE, dernier avec 0,33 %.
Ces chiffres illustrent un déséquilibre électoral manifeste, déjà observé lors des précédentes présidentielles, mais amplifié cette année par l’ampleur inédite du score en faveur du président sortant.
Une participation record, mais contrastée sur le terrain
Autre donnée majeure de ce scrutin : le taux de participation de 84,65 %, largement supérieur à ceux enregistrés lors des élections présidentielles de 2002, 2009, 2016 et 2021. Un chiffre salué par les autorités comme le signe d’une mobilisation citoyenne exceptionnelle. Cependant, sur le terrain, plusieurs observateurs évoquent une participation inégale, avec des bureaux de vote très fréquentés dans certaines localités et beaucoup plus calmes ailleurs, soulevant des interrogations sur l’homogénéité de la mobilisation nationale.
Contestations et attente de la décision finale
Malgré la proclamation des résultats provisoires, le climat post-électoral demeure marqué par des contestations. Melaine Destin GAVET ELENGO a dénoncé de présumées irrégularités, tout en estimant qu’un recours aurait peu de chances d’aboutir au regard du contexte institutionnel actuel. À l’inverse, Uphrem Dave MAFOULA a saisi la Cour constitutionnelle, appelée à examiner sa requête avant la proclamation définitive des résultats.
En attendant cette décision, la République du Congo reste dans une phase d’observation, même si, pour une large partie de l’opinion, l’issue de cette présidentielle de 2026 ne semble déjà plus faire de doute.
Photo : Vue des urnes après le dépouillement dans un centre de vote à Brazzaville
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