Comprendre par CCOD, le Conseil de Concertation des ONG de Développement. Son président, Dominique MATONDO, a expliqué à une vingtaine de femmes entrepreneuses œuvrant dans différents secteurs d’activités le samedi 30 mai 2026 à Brazzaville, la nécessité de créer une plateforme collaborative. Il les a invitées par ailleurs à développer un partenariat avec l’association camerounaise des Bayam Selam reconnue d’utilité publique , dont les responsables était invités à la rencontre , dans le but de partager leur expérience et leur vision d’ouverture vers d’autres pays d’Afrique centrale.

Cette rencontre s’est déroulée en marge de la tenue à Brazzaville des assemblées annuelles de la Banque Africaine de Développement (BAD) autours des enjeux de financement pour le développement de l’Afrique. Un rendez-vous auquel la voix de la société civile a été porté par le CCOD à travers son président, et qui a connu la participation d’une organisation de femmes camerounaises dont les responsables ont été invités à la rencontre.
L’ASBY , représentée par sa président, Marie MBALA BILOA c’est son nom, a partagé son expérience aux femmes Congolaises, et proposé la mise en place de l’antenne de cette association au Congo. D’ores et déjà, l’idée de la création d’une plateforme d’échange a été actée lors des échanges. L’ASBY, association des Bayam Selam, est une création des ambitieuses femmes camerounaises, vendeuses des marchés du pays, d’agricultrices, des femmes du monde rural, des commerçantes et autres. Partie de rien, cette association qui influence aujourd’hui considérablement au Cameroun, s’est construit un patrimoine important, et une implantation non seulement nationale mais aussi au niveau de la diaspora.

Dans son adresse aux femmes entrepreneuse du Congo, Marie MBALA BILOA a partagé leur expérience : « On nous a formés dans les dix régions en réseau. Aujourd’hui chacune de nous a une carte de membre par secteur d ’activité (…) nous avons aussi la carte des membres de la diaspora ».
Les femmes de l’ASBY sont l’équivalent de celle qui sont appelées au Congo les Minjala ngoto. Elles envahissent les marchés très tôt le matin , parfois sans argent, empruntent de la marchandise chez les grossistes, vendent la plupart du temps sur des nappes posées à même le sol et remboursent chez le grossiste en gardant les bénéfices. Au Cameroun, la sensibilisation à leur endroit a porté sur un appel à cesser de « se négliger. Les gens ne les considéraient pas parce qu’elles même ne donnaient pas l’occasion qu’on les considère. Faites-vous faire respecter, vous devez être bien coiffées, tels sont les messages qui leur étaient adressé », a expliqué Achille Edmond MEVO Conseiller de la présidente de l’association camerounaise.

Capitaliser l’expérience de cette association, ouvrir des marchés au Cameroun
Dominique MATONDO, président du CCOD, n’exclut pas l’établissement d’un rapprochement entre les femmes Congolaises et l’association camerounaise : « Aujourd’hui nous avons invité les femmes congolaises pour leur donner la possibilité d’écouter le fonctionne de l’ASBY. Par la suite nous allons réfléchir ensemble avec elles pour voir s’il faut y aller, si oui comment s’organiser (…) je pense que partenariat va apporter de bonnes choses à la partie congolaise. Chez nous la maladie c’est l’absence d’unité. La société civile évolue en rang dispersé, alors nous devrions être unis pour être forts. Ce partenariat pour moi nous permettra d’aller loin surtout dans le volet commerce. Nous constatons aujourd’hui dans ce domaine du commerce qu’il n’y a que le Cameroun qui exporte vers notre pays. Quand le Congo va vendre au Cameroun ? Je pense qu’il s’agit là d’une piste à exploiter dans le cadre du partenariat à établir ».
Photo : Une vue de la réunion
Photo intérieur 1 : La délégation de l’association camerounaise
Photo intérieur 2 : Dominique MATONDO, président du CCOD
Crédit : Groupe Congo Médias
Copyright : Groupe Congo Médias, juin 2026

