Devoir de mémoire pour la communauté angolaise de Brazzaville autour de la date du 4 avril, celle qui marquent la célébration de la fin en 2002 de la longue guerre civile et fratricide de 27 ans, ayant éclaté entre Angolais juste après l’indépendance du pays en 1975. Autour de Vicente MUANDA, ambassadeur d’Angola au Congo Brazzaville, les Angolais de Brazzaville se sont associés le vendredi 4 avril 2025 pour un focus dédié à la célébration de la journée de la paix et de la réconciliation nationale, un évènement majeur et indélébile de l’histoire de leur pays. Cette année 2025 est aussi celle de la grande commérommation le 11 novembre prochain des cinquante ans de l’indépendance du pays sous le thème « Préserver et valoriser les acquis obtenus en construisant un avenir meilleur ».
Le 4 avril 2002 le protocole d’entente est signé entre le gouvernement angolais que préside José Edouardo Dos SANTOS et les membres du parti UNITA doté d’une branche armée, après le décès du tristement célèbre rebelle et leader de ce parti, Jonas SAVIMBI. L’évènement ouvre ainsi la voie au processus de pacification du pays, et de fait, cette date deviendra celle de la Journée nationale de la paix et de la réconciliation nationale que les Angolais commémorent avec scrupule et beaucoup de solennité. Preuve, le focus du 4 avril 2025 a débuté par l’exécution de l’hymne nationale du pays, suivie de l’adresse de Vicente MUANDA, l’ambassadeur.

Le diplomate a présenté brièvement cet évènement : « Ce 4 avril est une journée de fête en république d’Angola (…) nous sommes dans ce processus de réconciliation pour que tous les Angolais vivent ensemble, en harmonie. Je peux vous assurer qu’en Angola il y a une unanimité de maintenir la paix et travailler sur la réconciliation de tous les Angolais. Je voudrai aussi souligner qu’au cours de cette année, le 11 novembre, nous allons célébrer les cinquante ans d’anniversaire de notre accession à l’indépendance. Depuis décembre de l’année passée nous avons commencé la célébration de ces cinquante ans d’anniversaire. Toutes les activités que nous que nous allons organiser cette année entrent dans le cadre de ces célébrations ».
Nkossi MAKENDA, Consul général de la république d’Angola en République centrafricaine ayant fait l’unique communication du focus, est aussi revenu sur ce protocole d’entente signé le 4 avril 2002 , entre le gouvernement et l’UNITA , et qui a mis fin à la longue guerre civile : « Ce protocole d’accord a mis fin à un conflit armée fratricide survenu après l’indépendance et qui a dévasté le pays , provoquant un exode incontrôlé d’une grande partie de la population angolaise ». Ce dernier a par ailleurs, d’un côté justifié le besoin de paix pour le pays et indiqué que la réconciliation n’est pas un acquis, mais demeure un processus. En effet, a-t-il signifié, le pays avait besoin de paix parce que le tissus social et économique était dévasté. Une paix qui a ainsi permis au pays « de normaliser les fondements des institutions, construire des infrastructures, consentir des investissements dans différents secteur comme l’eau, l’électricité, l’éducation, la santé, et de réduire la dépendance au pétrole ».
Quelques traits de l’histoire sanglante du pays
Ces traits ont été rappelé par Nkossi MAKENDA, Consul général de la république d’Angola en République centrafricaine. Dans sa communication, véritable mine d’informations, ce dernier a présenté le tableau de la longue et sanglante marche du peuple angolais vers la paix. Un pays, a-t-il indiqué, qui a mené une longue guerre d’indépendance contre le colon portugais de 1961 à 1974. Une guerre qui a permis au pays d’arracher son indépendance en 1975. Juste après l’indépendance, le pays sombre à nouveau dans la guerre civile de 27 ans.

Puis une marche avec comme point de chute le musée Marien NGOUABI
Le programme de cette célébration de la journée de la paix et de la réconciliation nationale a prévu l’organisation d’une marche mémorielle le dimanche 6 avril aux premières heures de la matinée. Elle a réuni des dizaines d’Angolais et de Congolais vêtus de tee shorts blancs frappés du message de l’évènement. Ces derniers ont marché sur la route de la corniche jouxtant le fleuve Congo, avant de chuter au musée Marien NGOUABI, ancien président de la république du Congo, ami de l’Angola et ami personnel de l’ancien président angolais Antonio Agostino NETO.
Les visiteurs ont eu droit à un accueil des plus chaleureux de Jean Dany EBOUELE, le directeur du musée, et à des explications détaillées sur la vie de l’homme d’Etat que fut président Marien NGOUABI, décédé en 1977. A la fin de la visite l’ambassadeur Vicente MUANDA a eu des mots partagés entre devoir de mémoire pour Marien Ngouabi et émotion : « Nous sommes très heureux d’être ici au musée Marien Ngouabi. Comme vous le savez, c’est grâce à l’appui du Congo, la détermination du président Marien Ngouabi que nous avons eu la chance, l’opportunité de déclencher la guerre contre le régime colonial du Portugal en Angola jusqu’à l’indépendance. Pour nous Marien Ngouabi est un frère de tous les Angolais. C’est une grande émotion qui nous traverse, que ce soit certains d’entre nous Angolais ou des certains amis du Congo qui nous accompagnent. C’est un lieu historique aussi bien pour le Congo que pour l’Angola ».
Photo a la une : Lors de la visite au musée Marien NGOUABI
Photo intérieur 1 : Un vue des participants lors du focus du 4 avril
Photo intérieur 2 : L’ambassadeur Vicente MUANDA lors du focus
Crédit Groupe Congo Médias.

