Le ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, Jean Luc MOUTHOU, a procédé, mardi 17 juin 2025 à Brazzaville, au lancement officiel des épreuves du baccalauréat général, session de juin. Une occasion pour lui de dresser un bilan globalement positif du démarrage de cet examen national, tout en dénonçant certaines irrégularités liées à l’inscription des candidats.
Dès les premières heures de la matinée, le ministre a effectué une tournée de supervision dans plusieurs centres d’examen de la capitale, notamment au lycée Moukoundzi Ngouaka (Makélékélé), au lycée Pierre Savorgnan de Brazza (Bacongo) et à l’Immaculée Conception (Ouenzé). « Très modestement, on peut dire que le lancement s’est bien déroulé. Les candidats sont concentrés sur leurs copies », a-t-il déclaré à l’issue de sa visite.
Cette année, 94 958 candidats, dont 51 250 filles, sont répartis dans 255 centres d’examen, y compris deux à l’étranger (Luanda et Cabinda). Ce chiffre marque une hausse de 5,44 % par rapport à l’année précédente, où 90 000 élèves étaient inscrits.
Des fraudes persistantes et un centre spécial ouvert en urgence

Malgré cette apparente sérénité, Jean Luc MOUTHOU a vivement dénoncé les manœuvres de certains promoteurs d’écoles privées, accusés d’avoir tenté de faire inscrire des candidats hors délais. « Nous avons rappelé les dates limites : le 31 janvier, puis un délai supplémentaire jusqu’au 11 mars. Pourtant, jusqu’au dimanche précédant le lancement, certains continuaient à introduire des dossiers, parfois avec de faux diplômes de BEPC », a-t-il déploré.
Face à cette situation, un centre spécial a été ouvert à la dernière minute pour accueillir ces candidats irréguliers. « Malheureusement, nous les avons acceptés. Il vaut mieux qu’ils échouent de leur propre mésaventure, pour que la raison reste du côté du gouvernement. Leurs copies seront corrigées comme celles des autres », a assuré le ministre.
Des sanctions lourdes en perspective
Déterminé à mettre fin à ces pratiques récurrentes, Jean Luc MOUTHOU a annoncé des mesures disciplinaires strictes à l’encontre des établissements impliqués. « Nous ne pouvons pas continuer ainsi. Des sanctions lourdes seront prises contre ces promoteurs véreux. Il faut que chacun respecte les dispositifs réglementaires en vigueur », a-t-il averti.
Le ministre a même évoqué des poursuites judiciaires à l’encontre des responsables concernés. « Plus de la moitié des dossiers que nous avons reçus dimanche contenaient de faux diplômes de BEPC ou n’en avaient pas du tout. Il y a là manifestement faux et usage de faux en documents administratifs. Nous allons nous donner le temps d’agir et envisager, dès la rentrée prochaine, la fermeture définitive de ces établissements », a-t-il renchéri.
Par ailleurs, Jean Luc MOUTHOU a salué la mobilisation des équipes pédagogiques et administratives depuis mars pour la préparation de l’examen. « C’est une machine lourde et exigeante, mais nous travaillons jour et nuit pour minimiser les erreurs. L’erreur est humaine, mais nous visons l’excellence », a-t-il souligné.
Photos :
- Le Ministre répondant aux questions des journalistes
- Vue des candidats au bac
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