Le Ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, Jean-Luc MOUTHOU, a procédé, le mardi 23 juin 2026 à Brazzaville, au lancement officiel des épreuves écrites du Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC). Cette session mobilise 131 066 candidats, répartis dans 558 centres d’examen à travers le pays, un effectif que les autorités éducatives présentent comme le reflet d’une organisation maîtrisée et inclusive.

C’est au CEG Trois Glorieuses, dans l’arrondissement 2 Bacongo, que le coup d’envoi de cet examen d’État, qui ouvre les portes du lycée, a été donné. Pour l’édition 2026, 67 635 filles, soit près de 52 % de l’effectif total, affrontent les épreuves, confirmant la progression constante de la participation féminine. À ces chiffres s’ajoutent 5 407 candidats libres, en hausse par rapport à l’année précédente. La seule ville de Brazzaville concentre 55 227 candidats.

À l’issue de la cérémonie officielle, le ministre, à la tête d’une forte délégation gouvernementale, a effectué une visite de terrain dans plusieurs centres d’examen de la capitale, notamment au Complexe scolaire Frère Hervé de Bacongo et au CEG Lheyet Gaboka à Ouenzé, dans le cinquième arrondissement, pour s’assurer du bon déroulement des épreuves et du respect strict des dispositifs organisationnels mis en place.

« À ce stade, nous pouvons exprimer une réelle satisfaction. Les 131 066 candidats sont bien installés et les épreuves ont effectivement démarré dans de bonnes conditions dans l’ensemble des 558 centres, y compris ceux ouverts à l’étranger. La montée en puissance de la participation féminine constitue également un indicateur encourageant », a déclaré Jean-Luc MOUTHOU.

Une “victoire d’étape” pour le MEPPSA

Alors que la série des examens d’État et concours arrive progressivement à son terme, le ministre s’est félicité des conditions jugées satisfaisantes dans lesquelles se sont déroulés le CEPE, le BEPC et le Baccalauréat, premiers jalons de la campagne 2026 placée sous la responsabilité du ministère de l’Enseignement général.

« Nous sommes sur une victoire d’étape. Beaucoup reste à faire : la gestion et le brassage des copies, les corrections, puis la publication des résultats attendus d’ici la fin du mois de juillet. D’autres échéances importantes nous attendent encore. Il faut donc raison garder », a-t-il souligné, appelant à la vigilance jusqu’à l’aboutissement complet du processus.

Le ministre a également salué le climat apaisé ayant marqué l’année scolaire, caractérisé par l’absence de grèves majeures des enseignants. Une situation qu’il attribue à une approche concertée ayant permis de préserver la stabilité et la continuité pédagogique au sein du système éducatif.

La jeunesse face au défi de l’excellence

Présent lors de la tournée ministérielle, le ministre délégué chargé de la Jeunesse, Prince Michrist KABA MBOKO, s’est montré confiant quant au déroulement des épreuves. « Les candidats que nous avons rencontrés se présentent globalement mieux que les années précédentes. Les défis liés au numérique existent, mais des mécanismes de prévention et de lutte contre la fraude sont en place. Nous sommes confiants quant à la qualité et à la crédibilité de cet examen », a-t-il affirmé.

La session 2026 du BEPC s’inscrit ainsi dans une dynamique de consolidation et de modernisation du système éducatif congolais, avec l’ambition affirmée de garantir des examens crédibles, équitables et porteurs d’avenir pour la jeunesse

Photos :

  1. Vue des élèves dans la salle d’examen ;
  2. Les ministres et la vénérable MASSOUSSA face à la presse

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