La loi portant ratification d’un accord de coopération a été votée par la première chambre du parlement congolais le jeudi 5 décembre 2024 lors d’une séance plénière. La loi consacre entre autres l’assistance technique entre les laboratoires des services vétérinaires des deux pays et l’échange de spécialistes vétérinaires.

L’affaire a été présentée par la commission santé, affaires sociales, famille et genre. Elle était relative au projet de loi autorisant la ratification de l’accord entre le gouvernement de la République du Congo et le gouvernement de la République Algérienne Démocratique et Populaire dans le domaine de la santé vétérinaire.

Les deux pays avaient signé l’accord ayant fait l’objet de ratification le 28 mars 2017 à Alger (capitale de l’Algérie), dans le cadre de la consolidation de leurs relations bilatérales. Conclu pour une période de 5 ans à compter de son entrée en vigueur, cet accord vise à renforcer la coopération entre les services sanitaires vétérinaires des parties sur les points ci-après :

  • l’assistance technique entre les laboratoires des services vétérinaires des deux pays ;
  • l’échange de spécialistes vétérinaires, afin de s’informer mutuellement sur 1’état sanitaire des animaux et produits d’origine animale et également sur les publications scientifiques et techniques dans ces domaines ;
  • l’échange d’information relative aux aspects sanitaires des méthodes d’élaboration, de transformation et d’industrialisation des produits d’origine animale destinés à l’exportation ;
  • l’échange régulier des textes législatifs et réglementaires relatifs à la santé animale,
  • la participation des spécialistes concernés aux symposiums et séminaires organisés par les parties.

Les deux gouvernements ont,  en outre,  souscrit à un engagement de bonne foi pour l’exécution optimale dudit accord. A cet effet, un comité mixte de suivi composé de fonctionnaires des deux pays est mis en place.

Pour le compte du gouvernement l’affaire a été défendue par Paul Valentin NGOBO, le ministre de l’agriculture et de l’élevage. Ce dernier s’est réjoui de cette ratification : « c’est un sentiment de joie et de satisfaction qui m’anime de voir que les Sénateurs ont compris l’intérêt de cet accord. Nous parlons toujours du fait que notre pays essentiellement des produits carnés, des produit d’élevage. Mais si nous voulons réduire nos importations en matière de viande, il faut renforcer nos compétences en matière de santé animale. Il s’avère que l’Algérie avec son grand potentiel, en termes de laboratoires, de médicaments, de vaccins et autres un un partenaire important pour nous permettre justement de réduire ces importations ».

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