A compter du 1er juillet 2026 la collecte de l’impôt passera en mode digital en république du Congo. Plusieurs dizaines de responsables d’entreprises et sociétés, les contribuables concernés par le paiement de l’impôt, ont été invités le mardi 16 juin au lancement officiel à Brazzaville de la campagne de sensibilisation sur la réforme de la facturation électronique certifié à travers le système SFEC. La nouvelle approche de modernisation de l’administration fiscale censée rendre plus efficace la collecte de l’impôt doit remplacer le système déclaratif de payement de celui-ci.

La réforme assume  bien son objectif.   Renforcer la transparence  des transactions économiques,   améliorer de la  traçabilité des opérations  commerciales, lutter efficace contre  la fraude fiscale et   contribuer  à  l’élargissement de  l’assiette fiscale, tel que rappelé le directeur général des impôts et des domaines, Ludovic ITOUA. 

Le numérique s’invite donc dans la collecte de l’impôt. La facture papier est incriminée pour sa lenteur, les risque de sa perte dans le circuit entre autres,  et le gouvernement a pris la résolution de mettre en place une architecture  à deux volets, législatif et  numérique .  Ludovic ITOUA a présenté ce nouveau dispositif de numérisation de la fiscalité comme une étape majeure dans la modélisation de l’administration fiscale, et dans la transformation numérique de la gestion des finances publiques du pays. Le système de facturation électronique certifié, la clé de voute   de l’ambition du gouvernement de dématérialiser notre administration, a renchéri le Directeur général des impôts et des domaines.

Tout en martelant que « cette transition est une responsabilité collective et le succès du fric dépendra de l’engagement de tous les acteurs de l’administration fiscale et les contribuables », Ludovic ITOUA a justifié le passage de la facture papier à celle numérique en ces termes : « vous conviendrez avec moi  que la facture de papier avec sa lenteur, ses risques de pertes et des possibilités de falsification a constitué un frein tant pour l’administration fiscale que pour les entreprises ».

 Et ce n’est plus qu’une affaire de quelques jours : « Cette époque sera dans quelques jours révolues ,  avec le déploiement  à compter du 1er juillet  2026 du SFEC. Ce changement de paradigme oblige l’administration fiscale à entreprendre un vaste programme de campagne de sensibilisation pour vous informer, vous expliquer, afin que vous compreniez les enjeux du SFEC et vous préparer à son adoption dans les meilleures conditions ».

Il est à noter que le Système de facturation électronique (SFEC) est une tentative de plus dans la numérisation de la collecte de l’impôt par le gouvernement, après l’abandon du système non abouti  dit des caisses enregistreuses.

Sont concernés par le SFEC, a-t-on appris, toutes les personnes   physiques ou morales  qui fournissent,  distribuent  ou utilisent  les terminaux et ou  versions logicielles de facturation électronique dans le cadre  de ces transactions  commerciales.

Le SFEC, aboutissement d’un long processus

Ce processus a été rappelé par Paul  MALIE, directeur du cabinet du ministre des finances.  En 2024, la loi de finances 2024 avait jeté les bases  légales de l’instauration du SFEC. 2025, l’administration générale des impôts choisit une équipe pilote pour la mise en œuvre du  système de facturation électronique certifié.  En mars 2026, un décret apporte des précisions organiques pour la mise en œuvre du SFEC et,  depuis mars 2026, le premier groupe pilote a été agrandi parce qu’un certain nombre d’entreprises se sont ajoutées pour expérimenter le SFEC.

Aujourd’hui, techniquement tout est en place pour tenir les délais du 1er juillet 2026 , date de l’implémentation à grande échelle du système , a rassuré le directeur de cabinet : « Nous pouvons dire qu’aujourd’hui, nous sommes prêts pour une généralisation du SFEC (…) le même décret du 31 mars 2026 a fixé un délai de trois mois pour permettre à toutes les entreprises de s’y conformer. Ainsi donc, à partir du 1er juillet, toutes les entreprises sont obligées de se connecter à la plateforme du système de facturation électronique certifiée.  Nos équipes, l’administration fiscale et le partenaire avec qui nous avons développé ce système se tiennent à disposition pour vous aider à vous y accommoder ».

Les contribuables ont eu droit a une séquence dédiée à un échange avec les experts concepteurs du système, le directeur général des impôts pour une meilleure compréhension, et pour dissiper toutes les zones d’ombre.

Photo à la une : Le Directeur de cabinet du ministre des finances lançant la campagne

Photo intérieur : Une vue de la salle

Crédit Groupe Congo Médias

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