Donner un cadre formel à la procédure d’adhésion au sein de la Société Congolaise de psychologie (SOCOPSY) pour en assurer et maintenir la crédibilité, et partant celle de ce métier, tel est l’ambition bien assumée de la présidence de cette jeune organisation professionnelle portée sur les fonds baptismaux au mois de juillet dernier. La formation probatoire d’adhésion destinée à baliser les adhésions à la Socopsy a été organisé le samedi 29 novembre2025 à Brazzaville. Destinée aux membres du bureau d’abord pour leur permettre de s’imprégner des exigences de la société congolaise de psychologie, cette initiative sera dans le futur la règle d’or pour tout nouvel adhérent, a expliqué le professeur, Nicaise Léandre Mesmin GHIMBI , président de la SOCOPSY.
Par Jean Eudes GANGA MICKEMBY
jerganga@gmail.com
« On ne peut pas être psychologue si on a pas la maitrise de l’éthique et de la déontologie de notre profession », cette phrase à elle seule, résume bien l’objectif de cet atelier de formation, très essentiel pour cette organisation qui , du reste , se projette in fine vers la mise en place de l’ordre des psychologues, a-t-on appris.
Cette approche organisationnelle répond est une exigence d’ordre et de responsabilité managériale, comme l’a clairement indiqué le professeur Nicaise Léandre Mesmin GHIMBI, président de la SOCOPSY : « Cette formation sera destinée à tous ceux qui veulent devenir membres de la société congolaise de psychologie de manière élargie. Chaque fois que nous aurons une vague d’adhésions, nous organiserons cette formation parce que tous les membres de la société congolaise de psychologie doivent connaitre l’éthique et la déontologie de notre métier ».
A la manœuvre pour la formation, Michel DZALAMOU, psychologue, consultant en santé mentale et soutien psychologique. « Il a été recruté sur la base de l’expérience, des compétences. Il fait partie de nos maitres. Il a trainé sa bosse dans plusieurs pays africains là où il y a eu des conflits, des épidémies. Sur le plan de la pratique c’est notre modèle », a commenté le président de la SOCOPSY.
Interrogé sur la santé de la société congolaise de psychologie, son président s’en est félicité : « Notre organisation se porte à merveille. La sortie officielle a eu lieu en juillet, (Ndlr : de l’année en cours) nous avons organisé le premier congrès de psychologie en l’honneur de notre maitre, le docteur André Bouya, et aujourd’hui nous organisons la présente activité », ce avant de fixer l’opinion sur la structuration de la SOCOPSY : « A propos de l’ancrage de notre association, nous envisageons de mettre en place des antennes à travers tous les pays, parce que l’objectif c’est de pouvoir élaborer l’annuaire de tous les psychologues du Congo ».
L’expérience du Cameroun pour éclairer la mise en place de l’annuaire des psychologues
Cette expérience, c’est Gustave Georges MBOE, président de la société camerounaise de psychologie, participant à la rencontre qui l’a apportée. « … je suis venu dans le cadre d’un colloque international à l’école normale (…) j’ai donc décidé de faire bénéficier à la société congolaise de psychologie cette expérience de ce que nous faisons déjà au Cameroun. J’ai partagé une expérience relative à la mise en place de l’annuaire statistique des psychologues au niveau du Congo à partir du cas camerounais. Avec la mise en place de cette annuaire statistique il est possible de véritablement faire l’inventaire et de mieux contrôler ceux qui peuvent se mouvoir comme des chauve-souris (Ndlr : Les opportunistes du secteurs), s’est-il exprimé.
Cet annuaire aura ceci de fondamental qu’il va contribuer à « une meilleure protection du métier, parce que au fond toutes ces sociétés de psychologie ne visent qu’une chose, protéger non seulement la profession mais aussi les professionnels », a rassuré Gustave Georges MBOE
L’initiative de la SOCOPSY visant à règlementer les adhésions a été favorablement appréciée par un autre invité. Madame Ramasta BAKIONO NABALOUM, professeure burkinabé venue de l’université Joseph Kizerbo de Ouagadougou, arrivée au Congo dans le cadre d’un voyage d’études. « Cette activité a été une expérience intéressante pour moi parce que j’en tire un certain nombre d’enseignements que je dois partager avec mes collègues au retour. Je trouve que c‘est une très bonne initiative. Nous n’avons pas de société burkinabé de psychologie pour l’instant, mais nous avons pu créer dernièrement un ordre des psychologues dont je suis la secrétaire générale. Je suis venue dans cette réunion pour prendre justement de la graine (rires), voir comment les collègues du Congo sont organisés. J’ai beaucoup appris. De mon côté j’ai pu présenter l’expérience burkinabé, et j’espère que les autres ont pu y apprécier quelque chose ».
Renforcer la communication
Au-delà d’apprécier l’initiative, c’est aussi une proposition queRamasta BAKIONO NABALOUM a faite, en lien notamment avec le renforcement de la communication en faveur des activités sur la psychologie : « La communication est indispensable pour nous aujourd’hui, afin de bien faire comprendre la réalité de notre travail et montrer ce que nous pouvons faire auprès des populations, des individus, de la communauté. Nous devons absolument avoir un partenariat stratégique avec les médias pour asseoir cette communication-là »
Il est à noter que cette session a été aussi l’occasion de passer au crible le code de déontologie des psychologues, dans le but de le toiletter. Action préalable à une démarche auprès des législateurs visant pour une reconnaissance de celui-ci.
Photo à la une : La photo de famille des participants
Photo intérieur 1 : Une vue des travaux
Photo intérieur 2 : Professeur Nicaise Léandre Mesmin GHIMBI, président de la SOCOPSY répondant à nos questions
Crédit : Groupe Congo Médias

