mercredi, août 12

Le premier samedi du mois d’aout 2025, le 2 aout, a vu le complexe sportif de Kintélé (commune voisine de Brazzaville au nord) recevoir une cure de beauté grâce a une prise d’assaut des agents du ministère de l’assainissement, aux côtés de leur ministre, Juste Désiré MONDELE . Une tradition que ce département ministériel perpétue depuis plusieurs mois  maintenant, dans le cadre de l’opération spéciale de salubrité.  Ce premier samedi du mois coïncidait avec le lancement des activités de la Task force salubrité mis en place en conseil des ministres par le président de la république, à travers laquelle les Congolais sont appelés à assainir leur environnement.

Le Complexe sportif de Kintélé, tout un symbole, qui commençait à être noyé dans l’herbe. En effet, ce temple du sport avait accueilli en 2015 la cinquantième édition des Jeux Africains. L’assainir était donc une urgence. Ainsi, les agents du ministère en charge de l’assainissement, ceux d’autres ministères et des membres d’associations et ONG se sont saisi soit d’une pelle, d’un râteau, d’une machette ou encore d’une brouette pour faire le job.

A propos du choix du site, le ministre Juste Désiré MONDELEa expliqué : « Ce symbole en est un de la jeunesse, de loisir, d’unité, qui a marqué le cinquantenaire des jeux africains. Il a plus donc a son excellence monsieur le président de la république de demander à ce qu’on se réapproprie véritablement nos ouvrages et aujourd’hui particulièrement ce site ».

Les lieux ont véritablement été pris d’assaut par les Congolais que l’on pouvait voir très enthousiastes, en train de se donner à cœur joie au travail manuel, le cas de Francis Steve ANGOUELE, lui-même actif sur le terrain aux côtés de ses camarades de l’ONG dont il est le président. « C’est normal que nous respections l’appel du président de la république, vu que nous sommes dans les préparatifs du 65 ème anniversaire de l’indépendance de notre pays. Aussi devons-nous œuvrer pour assainir nos quartiers. Le but est d’assainir tout le stade car l’insalubrité est nuisible pour la santé », s’est-il exprimé.

Les tondeuses de gazon et d’herbe ronronnent à plusieurs endroits de ce vaste espace du complexe sportif, brisant ainsi le silence de monastère habituel de ces lieux. A leurs côtés, des pelleteuses qui ramassent les herbes arrachées pour les charger dans les bennes des camions, le tout dans une ambiance bon enfant des « soldats de l’insalubrité ». Ce côté de lien social de l’opération, Juste Désiré MONDELE l’a salué : « Cette journée est aussi pour nous un moment de rassemblement, de communion ( …) je salue cette mobilisation et je suis content de voir qu’il y a un engouement autour de cette activité citoyenne ».

La stigmatisation du comportement des prés collecteurs

Même si le ministre de l’assainissement s’est réjoui du grand potentiel de socialisation des opérations salubrité, il ne s’est pas empêché de condamner les méthodes de travail des pré collecteurs d’ordures, ces travailleurs informels, partenaires tacites de la société urbaine en charge de l’assainissement. Ces derniers jouent le rôle de relais, en sillonnant les rues pour collecter les ordures. Mais il y a un hic, et ça fait mal : « Le constat que je fais avec beaucoup de regrets c’est que l’on voit que notre ville est en train d’être embellie, mais il y a un problème avec les pré collecteurs. Ils sont en train de déverser les ordures dans les coins des rues, les artères déjà nettoyées par l’opérateur (…) Maintenant si on attrape un pousse-pousseur qui dépose les ordures dans la rue , il sera arrêté et cela est sans concession ».

Yvon KABA, le directeur général de l’assainissement, a lui aussi participé à cette opération. Il n’a pas manqué de donner son ressenti au regard de la mobilisation des agents et d’évaluer le chemin déjà parcouru : « Le ressenti c’est juste de dire que les Congolais que nous sommes comprennent que les questions d’assainissement ne relèvent pas d’un ministère seul, d’une municipalité seule, mais c’est une problématique qui relève de l’ensemble de la population, les administrations (…) Les gens ne sont pas réfractaires. Nous avons mis du temps pour atteindre le niveau que nous avons atteint en termes d’insalubrité.   Il faut un peu de temps. Il y a la sensibilisation, l’éducation et le travail sur le terrain pour que progressivement nous ayant ce changement d’habitudes que nous déplorons tous. C’est un processus. Eradiquer la réalité que nous vivons aujourd’hui, ça va demander un peu de temps ».

Photo à la une : Les agents en plein travail

Photo intérieur : Le ministre Juste Désiré MONDELE en plein travail.

Crédit Groupe Congo Médias 

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