Lors d’une rencontre avec les structures de gestion du sport dans le pays le jeudi 8 mai 2026, Hugues NGOUELONDELE, le ministre des sports n’a pas utilisé la langue de bois pour marteler que « Le ministère sera aux côtés des fédérations sérieuses, organisées et orientées vers les résultats ». Le patron du sport congolais reconduit à ce poste dans le nouveau gouvernement post présidentielle de mars 2026 recevait les présidents des fédérations, le président du Comité olympique et celui du comité paralympique.
« L’heure est au travail, à l’ordre, à la méthode et à l’excellence ». Mais pas que. Hugues NGOUELONDELE s’est aussi présenté comme un homme d’ouverture disposé, dit-il, à accompagner le mouvement sportif national, dans une dynamique concertée, visant l’atteinte des objectifs que nous partageons collectivement, rappelant ainsi son message délivré il y a quelques mois, le 28 octobre 2025 précisément.
Pour le ministre des sports, « Cette ambition s’inscrit pleinement dans l’esprit et la lettre de la loi n°23-2023 du 27 juillet 2023 portant Code du Sport, notamment en ses dispositions qui consacrent le rôle de l’État comme garant du développement et de la promotion du mouvement associatif sportif, tout en veillant à son bon fonctionnement démocratique et à la montée en compétences de ses acteurs ».
Cette loi, a par ailleurs indiqué l’orateur, rappelle également l’exercice de la tutelle de l’État sur les fédérations sportives, dans le respect strict des lois et règlements en vigueur, ainsi que sa responsabilité de conduire la politique sportive nationale, tout en déléguant aux associations la mission de service public, pour l’organisation, la promotion et le développement de leurs disciplines respectives.
« Le ministre, que je suis, est résolument engagé à structurer, accompagner et hisser plus haut le sport congolais. C’est donc dans ce cadre institutionnel clair, exigeant et porteur d’ambition que s’inscrit la rencontre de ce jour », ainsi Hugues NGOUELONDELE a-t-il exprimé son optimisme. Lui qui a du reste affirmé que « Ensemble, dans la discipline et la cohésion, nous pouvons faire renaitre la grandeur du sport congolais. Le Congo mérite des victoires. Le Congo mérite un sport fort. Le Congo mérite des fédérations exemplaires ».
Il est à noter que lors de son adresse, le ministre a abordé plusieurs aspects. La Gouvernance et la performance sportive. « Aucune performance n’est possible sans gouvernance saine, discipline administrative et respect des normes. Les fédérations doivent donc être des structures de conception et d’organisation de leurs disciplines en vue de l’atteinte des performances ».
Le respect strict des textes. « Les fédérations sportives se doivent de respecter scrupuleusement les textes en vigueur. L’État y veillera ». L’exigence de planification stratégique, « pour avoir de bons résultats, les fédérations doivent pouvoir disposer d’une véritable planification stratégique ».
A propos des textes , un rappel des dispositions des articles 63 et 64 du code du sport a été fait par le ministre des sports : « Chaque fédération nationale est tenue de présenter un programme quadriennal ou plan stratégique, adopté en session inaugurale du conseil fédéral ; Chaque activité du programme, dûment validée par le ministère en charge des sports lors de la conférence budgétaire est inscrite sous forme de projet sportif élaboré par la fédération».
Il faut me transmettre vos projets !
Hugues NGOUELONDELE a eu des mots sans ambiguïté en direction des responsables des fédérations. « Toutes les Fédérations doivent me transmettre une note concise sur les projets prioritaires de développement de leur discipline ; des propositions claires, réalistes et opérationnelles ».
Les autres points évoqués, l’anticipation du calendrier sportif, la discipline, l’exemplarité et le patriotisme. L’intérêt supérieur du sport congolais qui doit primer sur toute considération personnelle. Aussi, il a été procédé à la mise à disposition immédiate des textes structurants : le Code du sport ; le Décret portant Code d’éthique ; le Décret fixant les conditions d’accès à l’équipe nationale. Le dispositif relatif à l’assurance obligatoire des risques sportifs a été aussi évoqué.
Photo : Le ministre Hugues NGOUELONDELE (Droits réservés)


