« Psychologie, santé, éducation et changements sociaux », tel est le thème du congrès de trois jours qui a été officiellement ouvert le mardi 22 juillet 2025 par Delphine Edith EMMANUEL ADOUKI, ministre de l’enseignement supérieur. Dans l’amphithéâtre Jean Baptiste Taty Loutard à Brazzaville, professeurs, docteurs et autres acteurs du domaine de la psychologie venus du Congo et d’autres pays d’Afrique vont dérouler le programme de cette grand-messe riche de 70 communications et 16 ateliers thématiques sur des sujets aussi riches que variés, en lien avec le thème général de ce congrès. Un congrès qui, à juste titre, rend un hommage à un grand maitre du domaine, André BOUYA, premier Docteur en psychologie du Congo et ancien vice-recteur de l’Université Marien Ngouabi.
La leçon inaugurale de ce congrès délivrée par Dieudonné TSOKINI, Professeur titulaire et Doyen honoraire de la faculté des lettres, arts et sciences humaines a fixé la communauté scientifique du domaine de la psychologie sur l’intérêt non seulement de ce congrès, mais aussi de la science de la psychologie. Celle-ci s’est construite autour du thème axé sur les sciences humaines et sociales et le paradigme interculturel. « La question de la mutation sociale est au cœur de la pensée intellectuelle qui est le modèle d’approche préconisé dans cette réflexion (…) il est apparu opportun de plaider pour une prise de conscience des chercheurs dont la tâche primordiale consisterait à penser bien pour réinventer afin d’agir mieux dans les domaines de la recherche et de la pratique, notamment en matière d’intervention psychologique », peut-on lire de lui dans le livret des résumés des communications.
Le Congrès international de la société congolaise de psychologie se tient dans un « contexte de changement social, face auquel la profession de psychologue semble être menacée d’hibernation , tout au moins, du côté de son application pratique », écrit dans l’éditorial du livret des résumés des communications, Nicaise Léandre Mesmin GHIMBI, Maitre des conférences Cames et Président de la Société Congolaise de psychologie ( SOCOPSY). Replacer la psychologie sur orbite se trouve donc être une vision des plus noble, en lien avec André BOUYA. « L’Objectif général est de promouvoir la psychologie à travers les œuvres et témoignages sur le Docteur André BOUYA, 50 ans après l’ouverture du département de psychologie en République du Congo », poursuit-il.
Le vibrant hommage à André BOUYA
La cérémonie de lancement de ce congrès qui s’est articulée autour de plusieurs séquences, a connu la présence de plusieurs enfants et membres de la famille d’André BOUYA de vénérée mémoire. Un homme dont l’évocation de la vie et de l’œuvre a été faite par le docteur Alexandre ALOUMBA. Un psychologue de haut rang unanimement reconnu par tous les intervenants, formé à la Sorbonne en France , membre des associations française et africaine de psychologie , spécialiste de la psychologie de l’enfant au Congo, et dont les travaux sur le sujet qui ont jeté les bases d’une meilleure compréhension de celui-ci, a-t-on appris, demeurent à ce jour des repères formels pour les générations actuelles.
La lecture de la préface de Théophile OBENGA (présent à la cérémonie) sur un ouvrage d’André BOUYA a été le point central de l’hommage lors de la cérémonie d’ouverture. Il faut noter que plusieurs communications sur l’homme sont prévues. Entre autres : « La pluralité cognitive dans les représentations causales de l’enfant congolais », « André Bouya lu dans les sources toponymiques universitaires »
« Les grandes œuvres humaines sont éternels et la vie du docteur Bouya André et le présent congrès international sont là pour en témoigner. L’éternité de son œuvre se manifeste par sa pérennité, traduite par son essaimage. En effet, fondateur de l’école congolaise de psychologie, le maitre, le docteur André Bouya a suscité de multiples vocations. Il a marqué la psychologie de son empreinte et son œuvre est indéniablement perpétuée par ses disciples qui ont pris l’initiative du présent congrès », a commenté la ministre de l’enseignement supérieur, Delphine Edith EMMANUEL ADOUKI.
Un congrès, des communications en phase avec les réalités de notre temps
Parmi les dizaines de communications au programme, de nombreux étroitement liés aux situations et pratiques sociales observées dans les pays, établissant de fait le lien parfait avec le thème général du congrès à savoir « Psychologie, santé, éducation et changements sociaux ». Parmi eux on peut citer quelque uns :
- « Le rôle des familles dans la prise en charge des adolescents en situation d’addiction aux substances psychoactives en hospitalisation psychiatrique à Yaoundé » par Aurelie Flore Joceline NGO BAKEMHE, doctorante camerounaise
- « Impact de l’approche du virement salarial sur la santé mentale des agents de la force publique en république du Congo », par Aristide Patrick Lee NGUIAMBO ONDZE , psychologue clinicien du Congo Brazzaville
- « Incidence des troubles du sommeil sur l’énergie mentale des adultes sportif et sédentaire » par Portejoie Jean Aimé TSIAMA, Congolais
- « Le phénomène des bébés noirs (Ndlr : Groupe de jeunes bandits criminels dogués des villes) : symbole de la délinquance juvénile au Congo Brazzaville » par Jean Didier MBELE, Maitre des conférence Cames, Congolais.
La tenue de ce premier Congrès international de la société congolaise de psychologie est un moment salué par la ministre de l’enseignement supérieur Delphine Edith EMMANUEL ADOUKI. Tout en louant l’initiative et félicitant les organisateurs de cet évènement de haute porté intellectuelle, elle a , parlant de la psychologie, indiqué qu’elle est « une science inhérente à la société humaine . Les échanges sur les problèmes de société majeurs abordés dans les seize ateliers thématiques sont vivement attendus ».
Photo a la une : Une vue des participants
Photo intérieur 1 : Le podium de officiels
Photo intérieur 2 : Une vue des participants
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