Lors la deuxième journée du Forum Horizon Initiative et créativité (FHIC) organisé du 18 au 20 novembre 2025 à Sibiti, les jeunes ont suivi deux communications porteuses de grands intérêts. L’une portait sur la relance de l’agriculture par les cultures de rente, tradition de la région, que sont le café et l’hévéa, alors que l’autre portait sur la formation, le financement et accompagnement des entrepreneurs par le FIGA, le Fonds d’impulsion, de garantie et d’accompagnement. Des panels qui ont suscité un vif intérêt chez les jeunes futurs entrepreneurs.

Par Jean Eudes GANGA MICKEMBY à Sibiti

Le département de la Lékoumou, un vivier de la culture du café , du cacao et de l’hévéa à l’époque. Une tradition que le FHIC se propose de rallumer, à travers les jeunes à qui la perche a été tendue.  Des jeunes qui, par ailleurs, ont voulu en savoir davantage sur la production et la communalisation de ces cultures de rente , ainsi que celle de la banane qui en est aussi une , comme l’a d’ailleurs indiqué le Secrétaire général du FHIC, le général Noel Léonard ESSONGO : « …les jeunes qui hésitaient à s’impliquer dans l’agriculture à cause des délais jugés trop longs pour le récoltes, ont finalement pris la décision d’y rester après les conseils des formateurs ».

Il est à noter qu’au nombre des ateliers de formation, maillons essentiels du forum, figurait celui consacré aux techniques culturales, capitales justement pour l’immersion effective dans la culture du café, de l’hévéa ou encore de la banane. D’ores et déjà, les prémices de la relance des cultures de rente sont perceptibles dans le district de Komono où une entreprise s’est installé. Celle-ci a d’ailleurs bénéficié de la visite d’une délégation des responsables du FHIC.

Le FIGA, une porte ouverte à tous

La communication animée par des responsables du FIGA a formulé une invite aux jeunes à ne pas hésiter de se rapprocher de cette institution, ouverte à tous. Steeve MOUGANY, Directeur de l’accompagnement, Oscar KIMBASSA, Directeur de l’impulsion et Greg GOMA FOUTOU, Directeur départemental de la Lékoumou ont su convaincre les participants de ce que le FIGA est une fenêtre d’émancipation dans le business à saisir par les jeunes.

Des jeunes qui peuvent compter sur la marraine de cette 7 ème édition du FHIC, la ministre des affaires sociales, Irène Marie Cécile MBOUKOU KIMBATSA qui a dit ne pas être marraine pour la forme. « Je serai derrière le FIGA et le FONEA (Ndlr : Fonds national d’appui à l’employabilité et à l’apprentissage) pour que les jeunes de la Lékoumou bénéficient des formations et des appuis en financement », a-t-elle soutenu.

La deuxième journée du FHIC de Sibiti a été marqué aussi par une communication technique axée sur les avantages du partenariat entre le Conseil départemental de la Lékoumou et ODEL (Organisation de développement des Entreprises locales), suivi de la signature de l’accord de partenariat.

A propos des cultures de rente dans la Lekoumou

Le premières expérimentations cacao dans la Lékoumou se situe entre 1950 et 1980. Le Congo a été exportateur de cacao, avec une production record de 2 500 tonnes en 1977, qui s’est écroulée à 841 tonnes en 1986, précise une source.

Un document de présentation du département de la Lékoumou datant de 2017 indique que ce département, au plan national est reconnue comme un département disposant d’un potentiel élevé de cultures industrielles et particulièrement du café, du palmier à huile et de l’hévéaculture. La production locale de café, avant le désengagement brutal de Etat quant à la commercialisation des productions paysannes représentait entre 50 et 60% de la production nationale, selon les saisons et la vitalité des campagnes.

La Lékoumou, poursuit la source, fut la première région à connaitre la culture industrielle du palmier à huile avec IIRHO (Institut de Recherche des Huiles et Oléagineux) dont Grand Bois, dans la banlieue de Sibiti, où fut le siège. Près de 450 hectares de palmiers furent réalisées en plantations villageoises, qui permirent l’implantation des huileries semi modernes à Sibiti, Komono et Zanaga. La capacité de l’usine principale établie à Sibiti était voisine des 900 tonnes d’huile/an.

Le potentiel agricole de la, région justifia aussi la création, à Sibiti, de la première Ecole Technique d’Agriculture (ETA) des territoires de l’Afrique Equatoriale Française. Outre le café et le palmier à huile, la Lékoumou a vu se développer sur son territoire la culture de l’hévéa dont l’activité a été arrêtée à la fin des années 1970.

Photo 1 : Les jeunes dans la salle pendant le panel

Photo 2 : Le café, une des cultures de rente de la Lekoumou

Photo 3 : Une jeune venue de Zanaga intervenant lors des travaux

Crédit Groupe Congo Médias

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