dimanche, octobre 11

A Diables noirs ou elle fit ses débuts et à Interclub son point de chute, Pélagie DIAKABANA a marqué les esprits par la qualité de son jeu et sa passion pour le basketball. Cette ancienne basketteuse qui a aussi roulé sa bosse à Télésport et   en équipe nationale est installée en France depuis plus de vingt ans. Malgré la distance, elle   reste très connectée à son pays à travers le partage des moments de convivialité avec ses amis vieilles gloires du basket quand elle est à Brazzaville, ou son engagement dans une association des anciens pratiquants.  Coup de projecteur sur une vraie passionnée qui, malgré les nombreuses années de retraite, n’a pas tout perdu de sa silhouette de basketteuse.

Les débuts, c’est à Diables noirs que Pélagie les fait, et elle se fera très vite remarquer par sa passion. Elle y passera quelques saisons, avant de voir sa carrière connaitre un nouveau tournant. Ce sont en effet les portes de Télésport (club de l’office nationale des poste et télécommunication) qui s’ouvrent pour cette jeune joueuse. Des portes dont le porteur des clés , se souvient-elle , s’appelle Télésphore LOUKAKOU alias Capi Télé qui est l’entraineur de Télésport. Mais, voir leur coqueluche leur glisser entre les doigt ne fut  pas digéré facilement par les supporters de Diables noirs, le club noirs et jaune. Pélagie DIAKABANA, partagé entre maintien dans Diables noirs et migration vers Télésport tranchera en optant pour le club Bleu et blanc de Télésport.

 Le basketball est c’est une affaire de souvenirs inoxydables pour Pélagie. Quelques-uns d’entre eux sont encore présents dans sa mémoire : « Je me souviens par exemple que nous étions partis jouer à Kinshasa, au Sénégal où j’avais terminé meilleure rebondeuse d’Afrique, et au Cameroun. Ces sont des moments inoubliables pour moi ».   Au-delà de cela, c’est une grande famille, une toile relationnelle qu’elle a pu se construire grâce au basket.

Aujourd’hui, le fait qu’elle réside en France ne l’éloigne pas du monde du basketball. « Je ne peux pas quitter ce monde du sport. Je suis toujours avec mes amis. Je suis même membre de l’association des basketteurs qui s’appelle BVB (…) d’ailleurs, je mets à profit mon séjour ici à Brazzaville en ce moment pour jouer avec mes amis. Nous nous entrainons les mardis, jeudi et dimanches. Ça me fait énormément plaisir de me retrouver avec les autres », a-t-elle confié.  

Autre preuve de son lien vivant avec le monde du basket de son pays, le soutien assuré à Fabrice MAKAYA MATEV, actuel président de la Fédération Congolaise de Basketball, lors de sa campagne.  En rappel, Fabrice MAKAYA MATEV fut à l’époque entraineur de Pélagie à l’Interclub.                                                                

La retraite est aussi le moment de la transmission aux jeunes générations. Ici, Pélagie DIAKABANA ne tarit pas de conseils pour elles : « Ce que je peux dire chez les jeunes c’est de suivre les anciens. Nous avis passé de bons moments dans le basket, nous écoutions les dirigeants, nous ne faisions pas n’importe quoi, nous ne prenions pas d’alcool ni de cigarette ».

Le basketball congolais qui sort progressivement d’une sanction internationale de la FIBA   empêchant ses sélections de participer aux compétitions internationales se refait une santé. L’organisation récente des championnats nationaux   est une confirmation de cette bonne santé.  L’ancienne Diable rouge a salué cette dynamique : « Je remercie beaucoup le président de la fédération qui a fait le nécessaire pour que le basket congolais revienne au niveau international ».

Pélagie DIAKABANA est une vraie source d’inspiration, un repère pour les jeunes générations, tant il est vrai que tout jeune joueur, désireux d’avancer doit s’inspirer de modèles.  

Photo à la une : Pélagie DIAKABANA, a la retraite sportive

Photo intérieur 1 : Pélagie DIAKABANA, en 2026 au gymnase d’Ornano lors d’un entrainement

Photo intérieur 2 : Sous le maillot bleu de Télésport à gauche ( En saut)

Photo intérieur 3 : Sous le maillot d’Interclub (A gauche sans ballon)

Photo intérieur 4 : Pélagie DIAKABANA à l’époque, arborant fièrement le maillot de l’équipe nationale

Crédit  Photos : Pélagie DIAKABANA

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