Les garages de mécanique automobiles dont les sols sont gorgés en profondeurs d’hydrocarbures et autres huiles de tous genres, ou encore les lieux de vente d’hydrocarbures sont entre autres les environnements ciblés par les travaux de recherche du désormais docteur Judicaël Gabriel OKENI BOBA qui a soutenu sa thèse le vendredi 28 février 2025 à Brazzaville, bouclant ainsi une série de quatre soutenances de thèse en chimie organisé à l’université Marien Ngouabi. « Suivi physico-chimique et microbiologique des mécaniciens de biorémédiation des sols pollués par les hydrocarbures à l’aide des souches microbiennes isolées des sites contaminés », tel est le titre de la thèse de l’impétrant qui a obtenu la mention très honorable.
Dans son introduction, le docteur Judicaël Gabriel OKENI BOBA affirme sans ambages que « La pollution des sols par Hydrocarbures est la plus répandue au monde et en République du Congo ». Sur la même page du document, un graphique résumant la démarche du chercheur : A gauche , les préoccupations majeures sur les techniques de dépollution physique, chimique et biologique ; au centre, les méthodes utilisées ( la biorémédiation, une méthode écologique et moins couteuse de réhabilitation des milieux pollués qui utilise le pouvoir actif des microorganismes capables de dégrader les polluants dans ces milieux) ; et à droite le genre de bactérie utilisée, le Bacillus , « pour dépolluer les sols de garages pollués ».
Le docteur Judicaël Gabriel OKENI BOBA qui , sau niveau de la faculté des sciences et techniques, est inscrit dans l’option Analyse , Traitement des Eaux et Gestion des Déchets , a justifié le choix de son thème de recherche : « J’ai travaillé sur la dépollution des sols pollués par les hydrocarbures, tout en utilisant les sols des garages. Ce que je peux dire dans l’ensemble c’est que ces sols sont pollués, il faut avoir des traitements appropriés, afin de pouvoir palier aux problèmes de pollution. Il faut savoir que ces polluants une fois déversés peuvent se retrouver dans les canalisations et dans la nappe phréatique. Il est donc important que nous puissions les traiter ».
La satisfaction du chercheur…poursuivre la vision en associant l’industrie
Les résultats de la recherche n’ont aucune place dans le placard. Il faut les utiliser. Le Docteur Judicaël Gabriel OKENI BOBAen est conscient, et il entretient cette vision de dynamisme scientifique , tant ses résultats sont encourageants, soutient-il : « Les essais que nous avons eus à faire sont concluants. La preuve, nous avons obtenu des rendements très satisfaisants autour de quatre-vingt-seize pour cent. En conclusion, nous pouvons dire que la méthode que nous avons utilisée est à même d’apporter des solutions à ces problèmes de pollutions des sols des garages ».
Par ailleurs, répondant à la question de savoir si les résultats de ses recherches peuvent déjà être utilisés aujourd’hui ou demain, le Docteur n’a pas caché son optimisme : « Après l’échelle du laboratoire nous pensons aller vers l’industrialisation. Nous voudrions dans ce genre de thématique associer les industriels, les intéresser aux travaux que nous réalisons dans les facultés et apporter les opportunités telles que le plateau technique. Vous savez que nous faisons face à des difficultés en ce qui concerne le plateau technique. Il serait bien que les décideurs regardent ce problème afin de faciliter le travail des chercheurs ».
L’impétrant qui n’a pas caché sa joie, et a du reste exprimé sa gratitude à l’endroit de ceux qui l’ont « encadré, en particulier le professeur Ouamba, ainsi que la professeure Mbemba » et pour « cette opportunité qu’ils m’ont offerte de soutenir une thèse de doctorat et devenir un docteur ».
Il est à noter que, cette soutenance de thèse qui entre dans le cadre d’une série de quatre a été réalisée avec l’appui financier du service de coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France au Congo , sous l’accompagnement du Professeur Jean-Maurille OUAMBA. Ce dernier, abordé par les journalistes au terme de ses soutenances, a exprimé sa satisfaction : « Je suis heureux parce que en 2020 je prenais ma retraite à l’université Marien Ngouabi, pendant les cinq ans qui ont suivi j’ai continué à agir parce que j’ai été élevé à la dignité de professeur émérite de Marien Ngouabi. Il fallait poursuivre cette activité et je crois que j’ai rempli ma mission. C’est vrai qu’il me reste encore deux thèses à faire soutenir vers juillet, mais quand on a mis déjà en chantier ces quatre qui ont soutenu aujourd’hui, je ne peux être qu’heureux, soulagé ». Le Professeur Jean-Maurille OUAMBA a du reste exprimé sa gratitude aux professeurs venus de pays africains, ainsi qu’aux trois autres qui sont intervenus par visioconférence depuis la France.
Les quatre nouveaux docteurs devraient repartis entres les deux universités publiques du pays, l’université Marien Ngouabi et l’université Denis Sassou Nguesso pour la dimension pédagogique, a-t-on appris. Pour la dimension recherche , des promesses de la poursuite de l’appui.
Composition du jury
Président : Yves Alain BEKRO (Cote d’ivoire)
Rapporteur externe : Dorothée TSHILANDA ( RD Congo)
Rapporteur interne : Jean de Dieu NZILA (Congo Brazzaville)
Examinateur interne : Gnon BABA (Togo)
Examinateur interne 1 : Arnaud Wilfried ETOU OSSIBI (Congo Brazzaville)
Examinateur interne 2 : Laurent MATINI (Congo Brazzaville)
Directeur de thèse : Jean-Maurille OUAMBA (Congo Brazzaville)
Audio : Interview de Jean-Maurille OUAMBA, Professeur Titulaire CAMES, Professeur émérite de l’université Marien Ngouabi
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