Les musulmans du Congo n’ont pas dérogé à la règle de la célébration de la Tabaski, cette grande fête de l’Islam qui, au-delà de la consommation du mouton, est une proclamation de la pratique de la foi en Allah et du partage. La foi d’Abraham, le patriarche qui avait accepté l’ordre d’Allah d’égorger son fils unique Ismaël est le socle spirituel de la Tabaski, grande fête du sacrifice de mouton, de bœuf ou autre animal mâle, à l’image de ce que fit le patriarche après qu’Allah lui ait finalement dit de remplacer son fils par une bête. A Brazzaville, grande célébration à Kintélé , à l’esplanade du grand stade dans la matinée du vendredi 6 juin 2025 , acte de sacrifice du mouton accompli par l’Imam supérieur officiant du culte, Mohamed MAMBATA, mais aussi message de paix pour le monde délivré par Youssouf NGOLO , président du Conseil supérieur Islamique du Congo.
« …Nous avons un cri de cœur, c’est de prier pour qu’il y ait l’harmonie, la paix entre les peuples du monde, entre les fils d’Adam sur cette terre. Que là où il y a des difficultés, que les gens convergent toujours vers une solution apaisée, qu’ils ne partent pas vers la violence car celle-ci n’a jamais résolu un problème. Ce sont donc des notions de paix que le conseil supérieur islamique du Congo véhicule à travers cette fête qui est pour nous très importante. Nous demandons à Allah de bénir notre pays ». Youssouf NGOLO,président du Conseil supérieur Islamique du Congo a placé cette fête du sacrifice sous le signe de la paix.
La prière qui a rassemblé plusieurs centaines de fidèles, hommes, femmes et enfants, est un moment non seulement de reconnexion avec le patriarche Abraham et le prophète Mohamed, mais aussi , a indiqué Youssouf NGOLO, d’expression de gratitude à Allah : « C’est un sentiment de joie. Nous remercions Allah pour nous avoir facilité l’accomplissement de cette prière en suivant les normes et enseignements du prophète Mohamed (…) c’est le jour de la grande fête de sacrifice, en imitant l’acte posé par le prophète Abraham notre patriarche quand il avait reçu dans un songe l’ordre de son seigneur d’égorger son fils unique, Ismaël qu’il a eu avec sa femme Agar ».
En acceptant de sacrifier son fils unique, Abraham a montré sa foi à son seigneur, a martelé le président du Conseil supérieur Islamique du Congo. « Depuis lors, quand le prophète Mohamed a été envoyé à l’humanité toute entière pour enseigner le monothéisme pur, celui-ci a connu sa forme parachevée . C’est pourquoi il a imité l’acte de notre patriarche Abraham et depuis ce jour-là, le neuvième jour les gens sont à Arafa, et le dixième, ils doivent sacrifier une bête pour la gloire de notre seigneur, exalté soit-il ».
La prière, une adoration
« La prière est une adoration chez nous, et l’adoration a ses conditions de validité pour qu’elle soit acceptée », a martelé Youssouf NGOLO. Mais celle-ci doit obéir à deux conditions, poursuit-il. « La première, il faut qu’elle soit vouée exclusivement à la recherche de l’agrément de Dieu , et la deuxième condition, elle doit refléter des enseignements légués par le messager qui a été choisi pour enseigner comment adorer. C’est pourquoi, en suivant les traces du prophète Mohamed, nous avons estimé venir ici et nous espérons avoir les pleins mérites, les récompenses d’Allah que nous remercions ».
Faire preuve de charité
Durant cette période de la Tabaski, quand on parle de manger et boire , celui qui dispose doit faire preuve de bonté envers les démunis, les orphelins, les veuves, les personnes vivant avec handicap. « … il faut faire beaucoup de partage en cherchant l’agrément d’Allah et beaucoup lire le Coran, se rappeler de son seigneur, parce que c’est un acte que le prophète Abraham a eu à poser. Cet acte qui est pour nous un enseignement capital pour proclamer la grandeur et le monothéisme parce que chaque fois qu’il y a une épreuve, il y a toujours une solution. Allah ne met jamais son serviteur face à une épreuve qu’il endure sans qu’il n’en sorte fort ».
La fête durera quatre jours lors desquels les musulmans sont appelés à glorifier Allah dans les mosquées, les marchés. Ceux qui n’ont pas pu égorgé le vendredi de la fête pourront le faire le lendemain.
Photo a la une : Une vue du culte
Photo intérieur 1 : Le président Youssouf NGOLO
Photo intérieur 2 : Le Marché de moutons place Saint Denis à Mpila
Photo intérieur 4 : Une vue du culte
Crédit : Groupe Congo Médias
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