C’est une source de motivation et une forme de reconnaissance de leurs performances scolaires pour les élèves fréquentant les centres de rescolarisation de la capitale que cette première édition de l’émulation. Organisée le vendredi 28 mars 2025 dans la cours de l’école primaire Plateaux A (quartier plateaux des 15 ans à Brazzaville), cette nouveauté est l’œuvre de la direction générale de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle. Des prix d’excellences, d’encouragement et de félicitation accompagnés d’outils didactiques et des tablettes électroniques ont été remis aux élèves par Alphonsine Laure YOCKA OCKONDO, la directrice générale.
Les participants à la cérémonie ont dû braver le soleil de plomb qui certes brulait les lieux, mais sans avoir eu raison du plaisir de récompenser les enfants méritants venus des centres de rescolarisation, ces écoles dite de la seconde chance de la capitale Brazzaville. S’exprimant lors de la cérémonie, avant la remise des certificats et des prix, la directrice générale de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle,Laure Alphonsine YOCKA OKONDO a donné tout le sens de cette émulation : « …l’idée qui préside à l’organisation de cette activité c’est déjà faire un focus sur le cycle de rescolarisation du système éducatif non formel, de l’école de la deuxième chance ; sensibiliser le public , les parents , à l’existence de ce cycle et ses programmes ; orienter vers les jeunes déscolarisés, en difficultés scolaires , les apprenants présentant des handicaps , les enfants vulnérables. C’est aussi d’encourager , de stimuler les bénéficiaires de ce programme pour qu’il redoublent d’efforts , pour les valoriser , promouvoir la notion d’excellence … » .
L’excellence, justement, les trois meilleurs des meilleurs, ont reçu les prix dit d’excellence. Prix d’Antoinette SASSOU NGUESSO pour Rodelvie BAKIBI, une fille du niveau 1 au centre Mbiemo à Bacongo (Arrondissement 2) qui a réalisé une moyenne de 9, 66. Marian DIANDZINGA deuxième, niveau 2B, un garçon du centre Loango Marine au quartier Kinsoundi à Makélékélé ( Arrondissement 1) avec une moyenne de 9,41 a décroché le prix Anatole Collinet MAKOSSO. Pour sa troisième place, Exaucée MASSENGO, une fille du niveau 2 a remporté le prix Laure Alphonsine YOCKA OKONDO avec une moyenne de 9, 38, centre Mbama à Bacongo.
Tous les élèves ont reçu leur prix , d’excellence, d’encouragement ou de félicitation accompagné des kits composées de tablettes électroniques, de calculatrices, de fournitures scolaires ou encore de manuels de grammaire, entre autres.
Un sketch, véritable illustration des difficultés et conséquences de l’analphabétisme, a été joué par des élèves de l’école de la deuxième chance eux même. Une séquence émouvante de sensibilisation justement, ayant mis en scène une jeune fille mère analphabète qui, incapable de lire la notice d’un médicament normalement d’administration par voie orale à son bébé, le lui applique dans les yeux. Expliquant ses difficultés à une copine venue lui rendre visite opportunément, cette dernière se propose de la conduire dans un centre de rescolarition où elle est aussitôt reçu et inscrite.

L’occasion d’un appel pour un appui au système de l’éducation non formelle
Les politiques du système éducatif non formelle sont confrontées dans le pays à des insuffisances en termes d’appui. Laure Alphonsine YOCKA OKONDO a donc saison l’occasion pour lancer un appel : « C’est donc ici l’occasion de lancer un appel, d’adresser un message aux partenaires, aux personnes de bonne volonté pour qu’ils puissent appuyer de manière conséquente l’action pédago andragogique dans notre pays ».
Il est à noter que la cérémonie a connu la présence de Cyr Parfait BABINGUI, Coordonnateur de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle de Brazzaville. Celui-ci a dressé le tableau de la situation de la rescolarisation à Brazzaville : « Le besoin de rescolarisation est encore énorme, beaucoup des enfants qui sont dans nos foyers ne vont pas à l’école. La rescolarisation n’est pas l’école des zoba zoba (Ndrl : idiots) comme on a l’habitude de de le dire chez certaines personnes. Elle est plutôt l’école de la seconde chance (…) les apprenants évoluent en trois niveaux. Le niveau 1 qui représente le Cours préparatoire, niveau 2 le cours élémentaire, et niveau 3 le cours moyen. Ceux qui terminent les trois niveaux sont présentés au CEPE ».
La ville de Brazzaville compte du total de 30 centres de rescolarisation dont 5 privés conventionnels de type 1 . Cette année dans ces centres sont inscrits 3781 apprenants dont 2052 filles, contre 2305 pour apprenants l’année dernière dont 1146 filles.
Photo à la une : La DG posant avec les trois meilleurs des meilleurs et leurs enseignant
Photo Intérieur : La DG remettant un prix à un élève
Crédit Groupe Congo Médias

