La cérémonie de signature des accords commerciaux sino-congolais, tenue le jeudi 26 février 2026 à Brazzaville, marque une étape décisive dans la mise en œuvre de l’Accord de partenariat économique pour le développement partagé (CADEPA). Sous l’impulsion des autorités des deux pays, producteurs congolais et importateurs chinois entrent concrètement dans l’ère du zéro tarif douanier, avec l’agriculture et l’industrie comme moteurs prioritaires de croissance, d’emplois et de bien-être social. Une nouvelle étape franchie qui conforte une amitié stratégique au service d’un développement partagé.

Dans son allocution, Denis Christel SASSOU NGUESSO, Ministre de la Coopération internationale et de la Promotion du partenariat public-privé, a rappelé la profondeur des relations sino-congolaises, inscrites dans une amitié « sincère et constante ». Il a souligné que la République du Congo fut le premier pays africain à achever le processus de « récolte précoce » du CADEPA, consacré par la signature de l’accord à Shanghai, ouvrant ainsi la voie à une mise en œuvre effective.

« Nous franchissons aujourd’hui une étape importante. Les accords signés traduisent notre volonté commune de bâtir une coopération pragmatique, au service de nos peuples, avec des résultats concrets et mesurables », a-t-il déclaré, saluant l’engagement constant de la République populaire de Chine aux côtés de la République du Congo.

Le zéro tarif, une opportunité historique pour les producteurs congolais

Le ministre a insisté sur le caractère structurant du zéro tarif douanier, désormais réalité tangible pour les exportations congolaises. Poria cocos, arachide, sel de potassium, cacao et produits agricoles figurent parmi les premiers produits concernés.

« L’agriculture est le premier secteur vers lequel nous orientons nos efforts. C’est un objectif atteignable, conforme à la structure de notre économie et à la vision du Plan national de développement 2022-2026. À terme, le secteur industriel prendra le relais, car il est créateur de valeur ajoutée et fortement pourvoyeur d’emplois, notamment pour les jeunes », a-t-il précisé.

Selon lui, l’accès sans droits de douane à un marché de plus d’un milliard et demi de consommateurs renforcera la compétitivité des produits congolais, améliorera les revenus des producteurs et contribuera à la stabilité alimentaire, tout en limitant l’évaporation des devises.

La vision chinoise : ouverture, solidarité et multilatéralisme

Prenant la parole, Yuxi LIU, Ambassadeur chargé des Affaires du FOCAC, a replacé la cérémonie dans un contexte international marqué par la montée du protectionnisme. Il a rappelé les décisions majeures annoncées par Xi JINPING en faveur de l’application du tarif douanier zéro à 53 pays africains à compter du 1er mai 2026.

« La politique de tarif douanier zéro est une réduction des taxes, une addition de développement et une multiplication du bien-être des peuples. Elle illustre la responsabilité de la Chine dans le développement mondial et sa détermination à promouvoir une ouverture de haut niveau », a-t-il affirmé, citant le record des échanges Chine-Afrique, estimés à 348 milliards de dollars en 2025.

Des accords concrets, des impacts attendus

La cérémonie, placée sous la supervision du ministre congolais et de An QING, avec l’appui de la Forum sur la Coopération sino-africaine et de partenaires de la Province du Hunan, a donné lieu à la signature de cinq contrats entre entreprises congolaises et chinoises.

Pour les acteurs institutionnels et privés, ces accords incarnent une coopération gagnant-gagnant. « La base légale est solide, la qualité est au rendez-vous et le marché chinois est en forte demande », a résumé un représentant d’entreprise, tandis que les autorités congolaises ont mis en avant les retombées en matière de formation, de transformation locale et d’emplois.

Conseiller à la Coopération et aux partenariats de la ministre en charge des PME, Nebert Glimart Bienvenu TCHICAYA voit dans ces accords une avancée majeure pour le tissu entrepreneurial national.

« Pour les entreprises congolaises, c’est une opportunité historique. Exporter vers la Chine sans droits de douane, c’était inimaginable il y a quelques années. Cela interpelle aussi l’État, qui doit accompagner les PME pour renforcer leur compétitivité, leur capacité de production et leur conformité aux normes internationales », a-t-il expliqué.

Une coopération agricole structurante et ancienne

Le Conseiller du Président de la République en charge des questions agricoles, Paul Raphaël ONGOUALA a replacé cette avancée dans une coopération agricole sino-congolaise de longue date. Il a rappelé la portée de cette coopération agricole datant depuis les années 1960, qui a permis la formation des producteurs, le transfert de technologies modernes, la création d’unités de transformation et de laboratoires conjoints. «  C’est une coopération gagnant-gagnant, qui renforce notre souveraineté alimentaire et la qualité de nos produits », a-t-il affirmé.

Au-delà des chiffres, la mise en œuvre du CADEPA consacre une ambition partagée : transformer le grand marché chinois en une véritable opportunité de croissance durable pour le Congo, au bénéfice direct des populations.

Photos :

  1. Les officiels supervisant la signature des accords entre les entreprises
  2. Le ministre congolais et l’ambassadeur du FOCAC
  3. Vue de l’assistance

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