Face à la crise qui gangrène l’instance faitière du football congolais, la FIFA s’est prononcé en faveur d’un retour aux affaires du Comité exécutif de la FECOFOOT dirigé par Jean Guy Blaise MAYOLAS. C’est dans sa correspondance du 16 octobre 2024 où elle souligne plusieurs irrégularités ayant entachées la tenue de l’assemblée générale extraordinaire à l’issue de laquelle le Comité exécutif de la FECOFOOT a été révoqué par un collectif des membres de l’assemblée générale que la FIFA a fait des recommandations fortes dont la non application dans un délai de 8 jours devrait conduire à des sourdes sanctions allant jusqu’à la suspension du Congo.
La FIFA a exprimé sa préoccupation face à la situation née de la tenue, le 25 septembre 2024, de l’assemblée générale extraordinaire de la FECOFOOT organisée par un « collectif des Membres de l’assemblée générale ». Cette réunion ayant conduit à la révocation du Comité Exécutif élu en septembre 2022, en dépit des recommandations précédentes de la FIFA et de la CAF a accentué la tension et la situation s’est aggravée avec l’expulsion du Comité par la gendarmerie et le changement des signataires des comptes bancaires de la FECOFOOT.
Des actions jugées illégitimes par la FIFA qui a lancé un coup de semonce. L’instance dirigeante du football mondial qui ne reconnait que le Comité exécutif élu de Jean Guy Blaise MAYOLAS a en effet formulé 3 principales recommandations qui ne devraient souffrir d’aucune entorse de la part des acteurs du football congolais sous peine de sanctions disciplinaires.
La FIFA et la CAF invitent les acteurs du football membres du « collectif des Membres de l’assemblée générale » et la « commission ad’hoc » nommée le 25 septembre 2024 à se conformer, sans délai, aux directives ci-dessous: « Rendre la pleine possession du siège, du Centre Technique d’Ignié et des installations de la FECOFOOT au Comité Exécutif de la FECOFOOT dirigé par Monsieur Jean Guy Blaise MAYOLAS et son administration; Abandonner toute démarche tendant à changer les signataires des comptes bancaires de la FECOFOOT et/ou remettre les comptes sous contrôle total des signataires reconnus par la FIFA et la CAF. Il est précisé que l’utilisation des fonds mis à disposition par la FIFA et la CAF est strictement encadrée: Collaborer librement pour permettre qu’en tant qu’association membre de la FIFA et de la CAF, la FECOFOOT -qui y est obligée -puisse gérer ses affaires de façon sans influence en tout temps », précise le document.
La FIFA a également fixé un délai de huit jours pour la mise en œuvre de ces directives, faute de quoi elle se réserve le droit d’infliger des sanctions.
Les risques encourus
L’inaction face à ces recommandations pourrait avoir des conséquences sévères pour la FECOFOOT. La FIFA a clairement averti qu’une non-conformité pourrait entraîner une suspension de la fédération, privant ainsi la FECOFOOT de ses droits en tant que membre. Cela inclut l’interdiction d’organiser des compétitions, de recevoir des fonds et de maintenir des relations sportives avec d’autres associations membres.
Une telle suspension compromettrait non seulement le développement du football en République du Congo, mais risquerait également d’exclure les équipes nationales et les clubs de toutes compétitions internationales, freinant ainsi les opportunités de croissance et de visibilité sur la scène mondiale.
La situation à la FECOFOOT est un rappel de l’importance de la gouvernance dans le football. Les recommandations de la FIFA visent à restaurer l’ordre et la légitimité au sein de la fédération, mais le respect de ces directives sera crucial pour éviter des répercussions désastreuses. Alors que le temps presse, l’avenir du football congolais repose sur la capacité des acteurs impliqués à trouver un terrain d’entente et à agir dans le meilleur intérêt du sport.
Photo : Vue du siège de la FECOFOOT
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