Le Sénat a approuvé, le lundi 25 novembre 2024, deux projets de loi d’une importance capitale pour l’avenir socio-économique du pays : la création de l’Agence d’appui à la décentralisation et au développement local, ainsi que celle du Centre multiservices de valorisation des bioressources. Ces deux initiatives visent à renforcer la décentralisation et à moderniser l’enseignement supérieur en lien avec les enjeux environnementaux et économiques contemporains.
Le premier projet de loi, relatif à l’Agence d’appui à la décentralisation et au développement local, trouve ses racines dans le forum sur la revitalisation de la décentralisation organisé en mars 2023 à Brazzaville. L’objectif est de remédier aux insuffisances constatées dans la mise en œuvre de la décentralisation, afin de faire de celle-ci un levier essentiel pour le développement local.
L’agence, établissement public à caractère administratif, sera dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Elle aura pour mission principale de renforcer les capacités des collectivités locales dans la gestion du développement local, notamment à travers l’accompagnement des projets, la recherche de financements et la coordination des actions. Cette agence est censée pallier les faiblesses structurelles et conceptuelles qui freinent encore la décentralisation au Congo, en agissant comme un bureau d’études et un créateur d’opportunités pour les collectivités locales.
Lors de l’examen de ce projet, les Sénateurs ont pu entendre le ministre délégué à la Décentralisation et au Développement local, Juste Désiré Mondelé, qui a précisé les contours de cette réforme. Le Gouvernement, selon lui, entend faire de la décentralisation un outil fondamental de la gouvernance locale et du développement économique, en mettant en place des instruments concrets pour l’accompagnement des acteurs territoriaux.
Le second projet, portant création du Centre multiservices de valorisation des bioressources, découle du projet d’appui à la modernisation de l’enseignement supérieur (AMES), soutenu financièrement par l’Agence Française de Développement (AFD) à hauteur de 7 millions d’euros. Ce centre, installé au sein de l’Université Marien Ngouabi, ambitionne de promouvoir la recherche et l’innovation dans la valorisation des bioressources, avec un focus particulier sur les ressources agroalimentaires.
En soutenant les travaux de recherche appliquée des étudiants, chercheurs et enseignants, il vise à améliorer l’employabilité des diplômés et à renforcer les liens entre l’Université et le secteur privé, en particulier dans les domaines de la transformation agroalimentaire.
L’objectif est double, à en croire la ministre en charge de l’enseignement supérieur qui défendait le projet: d’une part, offrir des formations professionnelles de qualité dans un secteur en pleine expansion, et d’autre part, valoriser les ressources naturelles du pays pour stimuler la création d’emplois et le développement de nouvelles pratiques agricoles et industrielles. Ce projet devrait également renforcer la coopération scientifique avec des institutions françaises et favoriser l’innovation dans la transformation des bioressources.
Photos :
- Les Sénateurs lors de la plénière
- Le ministre en charge de la décentralisation face à la presse
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