Le Ministère de l’Enseignement technique et professionnel, Thierry Ghislain MANGUESSA EBOME, a ouvert, lundi 20 octobre 2025 à Brazzaville, un atelier national de réflexion consacré à l’installation des comités de gestion des établissements scolaires publics (COGES). Organisée avec l’appui financier de la Banque mondiale à travers le programme PAGIR, la rencontre qui marque un tournant décisif vers une gouvernance scolaire participative et transparente, vise à mener une réflexion sur les modalités pratiques d’installation des COGES, instaurés par le décret n° 2025-216 du 4 juin 2025.
C’est présence de son collègue de l’enseignement général, Jean Luc MOUTHOU, que le Ministre de l’enseignement technique et professionnel a donné le ton de ces assises de trois jours : « Nous venons apporter la caution du gouvernement à cette réforme majeure. La cogestion de nos écoles avec les collectivités locales est essentielle. J’espère que de vos discussions jaillira la lumière », a déclaré Thierry Ghislain MANGUESSA EBOME.
Pendant trois jours, experts, cadres administratifs et représentants des collectivités locales vont plancher sur les modalités pratiques d’installation des COGES, instaurés par le décret n° 2025-216 du 4 juin 2025. Ces organes de concertation et de décision ont pour vocation d’impliquer les communautés locales : parents, enseignants, apprenants et élus, dans la gestion quotidienne des établissements scolaires.
« Votre présence ici témoigne de votre engagement pour la qualité de notre système éducatif », a salué Estelle NZAMBI NZOUSSI, Directrice des études et de la planification au ministère. Elle a rappelé que cette réforme s’inscrit dans le cadre du Programme Accélérer la gouvernance institutionnelle et les réformes pour un fonctionnement durable des services” (PAGIR), qui met un accent particulier sur la transparence dans l’usage des ressources publiques. « La mise en place des COGES constitue une étape essentielle pour renforcer la gouvernance des écoles. Elle permettra d’assurer une gestion décentralisée, participative et mieux adaptée aux réalités locales », a-t-elle ajouté.
La réflexion intègre également la dimension décentralisatrice du processus, comme l’a précisé Celène ONIANGUE, Préfet et Directrice générale des collectivités locales : « La Constitution de 2015 consacre le transfert progressif des compétences de l’État vers les collectivités locales. Dans ce cadre, les COGES assureront la gestion des établissements sous la supervision des conseils départementaux et municipaux. Cela répond à un principe simple : les problèmes locaux doivent être gérés localement », a-t-elle expliqué.
Cette réforme vise à doter chaque établissement technique public d’un cadre de gestion collective et transparente, garantissant que les ressources affectées soient utilisées « dans la mesure du possible, pour ce pourquoi nous les affectons », selon les mots du ministre.
Au terme de l’atelier, une feuille de route et des textes d’application devraient être adoptés pour baliser la mise en œuvre effective des COGES à travers le pays. Une étape décisive, selon les organisateurs, vers une école publique mieux gérée, plus ouverte et plus responsable, où chaque acteur local devient partie prenante de la réussite éducative.
Photos : Vue des participants lors de la cérémonie d’ouverture
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