À la veille de la rentrée scolaire 2026-2027, fixée au jeudi 1er octobre sur l’ensemble du territoire national, le gouvernement a engagé une série de consultations avec les acteurs clés du système éducatif. Parents d’élèves et syndicats d’enseignants ont été reçus par les ministres Jean-Luc MOUTHOU et Gustave Fulgence René ADICOLLE GOUM, qui misent sur la concertation et l’implication collective pour préserver le climat social dans les établissements scolaires.

La rentrée scolaire congolaise s’annonce sous le signe du dialogue. À quelques jours de la reprise effective des enseignements, les autorités éducatives ont multiplié les échanges avec les partenaires de l’école afin d’identifier les préoccupations majeures et de dégager des solutions susceptibles de favoriser une année scolaire apaisée.
Au cours d’une rencontre avec l’Association des parents d’élèves et étudiants du Congo (APEEC), le Ministre de l’Enseignement Préscolaire, Primaire, Secondaire et de l’Alphabétisation, Jean-Luc MOUTHOU, accompagné de son collègue de l’Enseignement Technique et Professionnel, Gustave Fulgence René ADICOLLE GOUMA réaffirmé la disponibilité du gouvernement à écouter les attentes des familles.
Dans un échange qualifié de constructif par les deux parties, l’APEEC a présenté une série de préoccupations regroupées autour de huit points. Celles-ci concernent notamment le respect de l’uniformisation des tenues scolaires, certaines pratiques administratives imposant un contrôle parental, la gestion des infrastructures scolaires nouvellement construites ainsi que l’implication des associations dans l’environnement éducatif.
« Il s’agit d’une concertation entre partenaires. Nous avons aussi profité de cette occasion pour soulever quelques préoccupations, lesquelles ont trouvé des réponses afin que cette rentrée scolaire se fasse le plus normalement possible », a expliqué Christian Grégoire EPOUMA, président de l’APEEC.
S’agissant des nouveaux complexes scolaires qui voient progressivement le jour dans plusieurs localités du pays, le responsable de l’association s’est félicité des assurances données par le gouvernement. « Le ministre nous a rassurés que les dispositions sont prises et que des instructions fermes sont données pour que ces complexes, y compris leurs équipements sportifs, soient exclusivement utilisés par les apprenants », a-t-il précisé.

Face aux préoccupations exprimées, Jean-Luc MOUTHOU a promis instruire ses services pour une application stricte des orientations gouvernementales. La question du financement des initiatives associatives en milieu scolaire a également retenu l’attention.
Pour l’APEEC, les actions menées auprès des élèves doivent être encadrées et ne doivent en aucun cas peser sur les familles. « Toutes les associations qui veulent intervenir dans le milieu scolaire doivent être accompagnées d’un financement en dehors de nos enfants. Le principe de la gratuité est un acquis », a insisté Christian Grégoire EPOUMA.
Les syndicats appellent à des engagements concrets
Dans la continuité de cette démarche participative, les deux ministres ont également rencontré les organisations syndicales des enseignants. Ces dernières ont exprimé leur volonté d’accompagner la rentrée scolaire tout en rappelant les dossiers en attente.
Pour Gradi Becka MOUDOUMOU, Président national du CEDEP, plusieurs revendications demeurent au cœur des préoccupations syndicales, notamment le paiement des bourses, l’intégration à la fonction publique des enseignants concernés, l’enrôlement ainsi que la situation des enseignants volontaires. « Le gouvernement nous a fait des promesses. On ose croire sur leur bonne foi. Nous avons convenu de nous retrouver durant la deuxième semaine du mois d’octobre pour faire une évaluation de ces revendications », a-t-il indiqué.
Même son de cloche du côté des Forces Unies des Syndicats des Enseignants du Congo (FUSYNEC). Son co-président, Jean Jacques SEMBE, a insisté sur la nécessité d’une mobilisation commune. « Nous nous sommes engagés à faire quelque chose ensemble : faire en sorte que la rentrée scolaire 2026-2027 soit apaisée », a-t-il déclaré.
Alors que le secteur éducatif reste confronté à plusieurs défis, notamment financiers et organisationnels, le gouvernement entend faire de cette rentrée une étape de consolidation. Entre attentes sociales, engagements institutionnels et responsabilité collective, tous les acteurs sont appelés à œuvrer pour garantir aux apprenants une année scolaire stable et productive.
Photos :
- Vue des parties prenantes lors de la concertation ;
- Les membres du gouvernement
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