À l’occasion de la Quinzaine du Gouvernement, du 15 avril 2025, le Ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement, Thierry Lézin MOUNGALLA, a apporté des éclaircissements sur plusieurs sujets brûlants de l’actualité congolaise. L’expulsion du militant panafricaniste Kémi SEBA, la candidature de Firmin MATOKO à la direction générale de l’UNESCO, ainsi que les tensions judiciaires avec la France, ont été au cœur de cet échange avec la presse.
Interrogé sur l’annulation de la conférence de presse de Kémi SEBA et son expulsion du territoire, le ministre n’a pas mâché ses mots. Il a qualifié cette décision d’« acte de responsabilité » des autorités congolaises, soulignant le caractère provocateur de l’activiste.
« Kémi SEBA n’est pas un africaniste, mais un provocateur professionnel », a tranché Thierry MOUNGALLA, rappelant notamment les actions controversées de l’intéressé, comme le brûlage de son passeport français. « Il fait partie de ces Africains dont on se demande quelle est la profession et quelles sont les sources de revenus. »
Pour le gouvernement, la volonté exprimée par SEBA de s’attaquer au franc CFA justifie pleinement l’intervention. « La monnaie est un élément de stabilité économique. Dans tous les pays du monde, critiquer une monnaie en vigueur est un délit. Essayez d’organiser une conférence contre le dollar aux États-Unis, vous verrez combien de temps vous resterez libre », a ironisé le ministre.
Pour le gouvernement, la volonté exprimée par SEBA de s’attaquer au franc CFA justifie pleinement l’intervention. « La monnaie est un élément de stabilité économique. Dans tous les pays du monde, critiquer une monnaie en vigueur est un délit. Essayez d’organiser une conférence contre le dollar aux États-Unis, vous verrez combien de temps vous resterez libre », a ironisé le ministre.
Candidature à la direction générale de l’UNESCO : le Congo derrière Firmin MATOKO
Sur un registre plus diplomatique, Thierry MOUNGALLA a réaffirmé le soutien total du gouvernement congolais à la candidature de Firmin Édouard MATOKO au poste de Directeur général de l’UNESCO.
« Nous faisons tout pour maximiser les chances de notre candidat », a-t-il déclaré. Il a vanté les mérites d’un homme qui « connaît les rouages de l’institution, y ayant fait toute sa carrière », soulignant sa légitimité pour succéder à Audrey AZOULAY. Le ministre s’est cependant abstenu de révéler la stratégie diplomatique mise en œuvre, invoquant la nécessaire discrétion du processus électoral.
Relations franco-congolaises : tensions judiciaires mais dialogue maintenu
Abordant le point sur l’état des relations entre le Congo et la France, Thierry Léain MOUNGALLA a d’abord affirmé qu’elles restaient « excellentes », évoquant une visite d’État du président congolais en préparation avant de dénoncer, sans détour, une manœuvre judiciaire française qu’il qualifie d’hostile dans l’affaire liée au mandat d’amener délivré par un juge français, en avril dernier, à l’encontre de Antoinette SASSOU NGUESSO, Première dame de la République du Congo: « Nous sommes face à une démarche vexatoire, une volonté claire d’humilier les institutions congolaises, en totale violation de la convention d’entraide judiciaire de 1975 qui lie nos deux pays. »
Le mandat aurait été délivré par le juge Serge TOURNAIRE, bien connu selon le ministre pour ses « penchants idéologiques » et son « extrémisme judiciaire ». Le porte-parole du gouvernement estime que cette décision constitue une provocation diplomatique, ciblant délibérément la Première Dame, en séjour privé en France.
« Ce n’est pas une relation d’État à État, mais l’agitation idéologique d’un juge qui outrepasse ses prérogatives. Une Première Dame bénéficie d’une immunité découlant de la coutume diplomatique. Ce que ce juge a fait est une atteinte à notre souveraineté, que nous ne tolérerons pas », a martelé MOUNGALLA.
Au plan diplomatique, le ministre a souligné que l’accord d’entraide judiciaire entre la France et le Congo, signé il y a exactement 50 ans sous les présidences de Marien Ngouabi et de Valéry Giscard d’Estaing, est désormais obsolète.
« Nous demandons une révision de cette convention, car elle ne reflète plus les évolutions juridiques et constitutionnelles de nos deux pays. Elle doit être adaptée à la réalité de nos États modernes. »
Pour le gouvernement congolais, cette affaire ne relève pas d’un simple incident juridique, mais d’un affront à l’État congolais lui-même. « Le Congo ne cédera jamais sa souveraineté. Nous mènerons ce combat, comme nous l’avons fait depuis des années, face à cette instrumentalisation politique de la justice », a insisté le ministre.
Avec fermeté et assurance, Thierry MOUNGALLA a défendu les choix du gouvernement face aux critiques, en appelant à « plus de rigueur dans l’analyse » des observateurs et à « la préservation des institutions ».
Photos :
- Le Ministre lors de la quinzaine du gouvernement
- Vue partielle des journalistes présents
Contacts de notre rédaction : gcm.redaction16@gmail.com
Téléphone & Whatsapp : +242 06 954 43 25

