La Ministre du Plan, de la statistique et de l’intégration régionale, Ingrid Olga Ghislaine EBOUKA-BABAKAS, a officiellement mis en place un comité de pilotage chargé d’élaborer l’outil d’évaluation de l’Indice de Pauvreté Multidimensionnelle (IPM) au Congo. L’élaboration de cet outil qui vise à offrir une compréhension plus nuancée des privations auxquelles les populations congolaises font face permettra au gouvernement de disposer des données fiables sur la pauvreté  et l’amélioration de la qualité de vie de ses citoyens.

Dans son discours, la ministre a souligné l’importance de disposer d’un indicateur capable de capturer les différentes dimensions de la pauvreté. Contrairement aux méthodes traditionnelles, qui se concentraient principalement sur les aspects économiques, l’IPM intègre des paramètres tels que l’accès aux soins de santé, à l’éducation, à l’emploi et à la sécurité sociale. Cela permettra aux décideurs de mieux cibler les interventions et d’éviter que certaines couches sociales ne soient laissées pour compte.

« Cet outil est essentiel pour élaborer des politiques publiques efficaces et s’assurer que chaque citoyen puisse accéder à des opportunités qui lui permettront de réaliser son potentiel », a déclaré la ministre en charge du Plan.

Une réponse collective et Inclusive

L’atelier a également mis en avant la nécessité d’une approche collaborative. Adama-Dian BARRY, Représentante résidente du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) au Congo, a rappelé que la pauvreté ne se limite pas à un manque de ressources financières. Elle est aussi le résultat d’inégalités structurelles et de l’accès limité aux services de base. « Il est impératif que nous unissions nos efforts pour faire reculer la pauvreté dans toutes ses dimensions », a-t-elle insisté.

Cette démarche inclusive implique non seulement l’État, mais aussi les partenaires techniques et financiers, ainsi que la société civile. Les données collectées seront mises à la disposition de tous les acteurs concernés pour orienter les décisions stratégiques.

Le contexte international reste préoccupant, avec une aggravation de la pauvreté dans de nombreuses régions, exacerbée par des crises telles que la pandémie de COVID-19, les changements climatiques et les tensions géopolitiques. La ministre a rappelé que ces défis appellent une réponse rapide et adaptée, et que l’IPM constitue un levier crucial pour transformer ces défis en opportunités.

Cet atelier marque le début d’un processus ambitieux et nécessaire pour le Congo. L’IPM permettra non seulement d’évaluer la pauvreté de manière plus précise, mais également de suivre l’impact des politiques mises en place dans le cadre du Plan National de Développement (PND) 2022-2026.

Les acteurs présents se sont engagés à travailler ensemble pour garantir que personne ne soit laissé pour compte, conformément à l’objectif « Leave No One Behind ». La ministre a exprimé sa confiance dans le potentiel de cet outil à répondre aux aspirations des Congolais à une vie digne et prospère.

La cérémonie a été marquée par la signature d’un protocole d’accord entre la Représentante Résidente du PNUD et la ministre en charge du plan. Un acte suivi d’une remise symbolique de matériel.

Ainsi, la République du Congo se positionne sur la voie d’une lutte renforcée contre la pauvreté, s’appuyant sur des données fiables et une collaboration élargie pour construire un avenir meilleur pour tous.

Photos:  1. Les participants lors du lancement ;

2. La représentante résidente du PNUD et la ministre du plan

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