Le Mouvement Républicain (MR) est sorti de sa réserve, le mercredi 3 décembre 2025 , pour dénoncer « une opacité inquiétante » entourant la présence en République du Congo de l’ancien président de la Guinée-Bissau, Umaro SISSOCO EMBALÓ. Une présence révélée non pas par les voies officielles, mais « par les réseaux sociaux », ce que le parti qualifie d’« anomalie grave dans la gestion de l’information publique ».

Selon plusieurs sources citées par le parti de l’opposant Mélaine Destin GAVET ELENGO, l’ex-président aurait quitté son pays dans des conditions troubles, après l’interruption du processus électoral en Guinée-Bissau. Lors d’une récente séance de questions orales à l’Assemblée nationale du Sénégal, le Premier ministre sénégalais a fustigé « l’arrêt brutal du processus démocratique », évoquant « un scénario de coup d’État aux contours douteux ».
Le MR met également en avant les déclarations plus incisives encore de l’ancien président nigérian Goodluck Ebele Jonathan, selon qui : « Ce qui s’est passé en Guinée-Bissau n’est pas un coup d’État. C’est le président qui a annoncé le coup d’État. C’est lui qui a appelé les médias pour leur dire qu’il y avait un coup d’État. »
Ces prises de position, souligne le parti, renforcent les interrogations sur le rôle joué par l’ancien dirigeant bissau-guinéen dans les tensions politiques de son pays.
Un appel ferme à la transparence de l’État congolais
Dans sa déclaration, le MR estime que les Congolais « ne peuvent rester dans le flou » alors qu’une personnalité controversée séjourne sur leur sol. « Le peuple a droit à une information claire et complète sur tout ce qui touche à la crédibilité de notre pays », rappelle le parti, qui exige du gouvernement une communication officielle sur les « motifs, conditions et responsabilités » ayant conduit à l’arrivée de M. EMBALÓ à Brazzaville.
Le mouvement s’interroge également sur les priorités du gouvernement : « Pendant que le peuple manque d’eau et d’électricité, le gouvernement se permet d’affréter un avion pour exfiltrer un dirigeant dont la crédibilité est fortement questionnée. »
La CEDEAO et la vérité des urnes au cœur de la déclaration
Le MR appelle par ailleurs la CEDEAO à « prendre toutes ses responsabilités » afin de garantir la reprise et l’achèvement du processus électoral en Guinée-Bissau. Le mouvement insiste pour que les revendications de l’opposant Fernando Díaz d’Acosta soient prises en compte et réclame la libération immédiate de Domingos Simões Pereira, figure majeure de l’opposition.
Enfin, le Mouvement Républicain exhorte les autorités congolaises à préserver la réputation du pays : « La République du Congo ne saurait devenir une terre d’accueil pour des acteurs politiques impliqués, ou supposés impliqués, dans des pratiques contraires aux normes démocratiques. »
Réaffirmant son attachement aux valeurs républicaines, le MR conclut en rappelant que la jeunesse africaine « mérite des dirigeants exemplaires et des nations respectueuses de la souveraineté des peuples ».
Photos : Le porte-parole du MR rendant la déclaration
Contacts de notre rédaction : gcm.redaction16@gmail.com
Téléphone & whatsapp : +242 06 954 43 25

