Le Comité national de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) au Congo a ouvert, le mardi 2 septembre 2025 à Brazzaville, un atelier consacré à l’appropriation des formulaires de déclaration pour l’exercice 2023. Organisée avec l’appui de la Banque mondiale à travers le programme PAGIR, cette rencontre marque le point de départ du processus d’élaboration du rapport ITIE 2023, dont la publication est prévue avant la fin de l’année.

Destiné aux administrations publiques, l’atelier de Brazzaville vise à présenter les formulaires de déclaration 2023, le périmètre des entités concernées et les instructions de reporting. Une session similaire se tiendra le 4 septembre à Pointe-Noire, cette fois dédiée aux sociétés extractives et forestières. « Nous allons présenter le périmètre des déclarations 2023, les formulaires et les instructions de reporting. Les administrations publiques sont les premières concernées à Brazzaville, tandis que les sociétés extractives et forestières prendront part à l’atelier de Pointe-Noire », a expliqué Karim LOURIMI, expert et administrateur indépendant auprès de l’ITIE-Congo.

L’expert a insisté sur les enjeux liés à l’adoption de la nouvelle norme ITIE. « Ce rapport est le tout premier exercice aligné sur la norme ITIE 2023. Il s’agit d’un double défi : traiter les problématiques déjà relevées dans les anciens rapports, tout en intégrant les nouvelles exigences », a-t-il précisé.

Selon lui, la norme élargit le champ de la transparence. « Désormais, les questions environnementales, la mobilisation des recettes et la lutte contre la corruption sont incluses dans le périmètre ITIE. Cela confère une valeur ajoutée aux rapports que nous produisons », a-t-il ajouté.

Dans son mot de circonstance, le président du comité ITIE-Congo, Florent OKOKO, a rappelé l’importance de l’implication de toutes les parties prenantes, y compris les autorités nationales. « Nous travaillons sous l’impulsion directe du gouvernement. Les ministres des Mines, des Finances, de l’Économie et de l’Environnement participent activement à ce processus, qui constitue la base de plusieurs réformes majeures », a-t-il indiqué.

Il a souligné le rôle structurant des rapports ITIE dans la gouvernance publique. « La loi sur la transparence et la réforme des finances publiques sont des conséquences directes des recommandations issues de l’ITIE. Aujourd’hui, plusieurs évolutions dans les systèmes d’information du ministère des Finances trouvent leur origine dans ce travail », a-t-il relevé.

Florent OKOKO a également insisté sur la rigueur du processus. « Les entreprises déclarent, l’État déclare, et les chiffres doivent être discutés et validés dans un cadre réglementaire précis, sous le contrôle d’un consultant indépendant chargé de produire le rapport », a-t-il expliqué, invitant les participants à s’approprier pleinement le mécanisme.

La République du Congo sera soumise à une nouvelle validation de sa mise en œuvre de la norme ITIE en janvier 2027. Pour Florent OKOKO, cette étape sera déterminante. « Ce n’est pas seulement la responsabilité du comité ITIE, mais celle de l’ensemble des administrations et des entreprises. Chacun doit jouer sa partition pour garantir la fiabilité et la qualité des données », a-t-il déclaré.

À travers cette démarche, le gouvernement congolais réaffirme sa volonté de répondre aux standards internationaux de transparence et de redevabilité, dans l’intérêt de l’État, des entreprises et de la société civile.

Photos :

  1. Vue des participants lors des travaux
  2. Le Présidium de la cérémonie d’ouverture

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