Les subventions Fonds Mondial (GC7) et plaidoyer sur le cofinancement des subventions pour les trois prochaines années (2024-2026) ont été lancés, le mercredi 07 février 2024 à Brazzaville. Les démarches conjointement menées par le gouvernement de la République du Congo, le PNUD, le Comité de coordination nationale(CCN) et l’agence d’aide humanitaire Catholique Relief Services(CRS) ont permis de mobiliser auprès du Fonds Mondial un financement global de quatre-vingt-dix millions quatre cent mille (90.400.000) euros destiné à soutenir les efforts d’extension de l’offre de services de santé pour toutes les populations congolaises en ce qui concerne les maladies du VIH-SIDA, la tuberculose, le paludisme ainsi que le renforcement du système sanitaire congolais.
Le Directeur régional du Fonds Mondial, Ibrahim FARIA, a indiqué, le mercredi 7 février à Brazzaville, que l’institution pour laquelle il a représenté le Directeur exécutif a augmenté les subventions accordées à la République du Congo, les faisant passer de 46 millions d’euros pour la période 2019-2023, à 71 millions d’euros pour la période 2024-2026, soit un supplément d’environ 25 millions d’euros. En plus de cette somme mobilisée pour mieux faire face à ces trois pathologies, 19 millions d’euros ont été ajouté au profit du renforcement du système de santé, ce qui donne un financement global de 90.400.000 euros, soit 59.298.512 .800 francs CFA.
« Cette subvention permettra de mettre sous traitement ARV environ 85 millions des patients, ce qui représente près de 50% des besoins en matière de prise du VIH. En ce qui concerne la tuberculose, environ 20.000 cas par an seront pris en charge, ce qui représente 85% des patients qui pourront avoir besoin des traitements contre cette maladie. Pour la malaria, c’est environ 528 000 cas qui seront diagnostiqués et traités, 4 millions des moustiquaires qui seront distribués aux populations congolaises », a précisé le Directeur régional du Fonds Mondial.
Face à l’enjeu de taille que représente la lutte contre ces pathologies au Congo, le diplomate a invité toutes les parties à respecter leurs engagements, allusion faite, entre autres, à la contrepartie que le gouvernement congolais doit verser, le dynamisme des agents de santé sur le terrain, à l’utilisation rationnelle des fonds. « Cette subvention va être une opportunité unique pour nous de pouvoir faire la différence et atteindre les résultats escomptés. Nous espérons que les fonds alloués à la mise en œuvre du projet seront consommés de manière très efficiente pour atteindre les objectifs fixés », a insisté Ibrahim FARIA.
La cérémonie consacrée au lancement de la mise en œuvre des subventions du GC7 tout en plaidant pour le respect des engagements de cofinancement et de contrepartie de l’Etat a également permis de faire l’état des lieux des précédentes subventions, notamment celle du GC6, dont les avancées enregistrées en ce qui concerne la prise en charge de ces trois pathologies ont été loué par la Représentante résidente du PNUD au Congo, Adama Dian BARRY. La diplomate onusienne a souligné et salué les efforts consentis par le gouvernement lors des trois dernières années. Efforts ayant permis de toucher plus de 110 mille personnes vulnérables.
« Ce sont plus de 67 600 malades dont 63% des femmes qui ont pu être mis sous traitement contre le VIH et la tuberculose ; plus de 56 adolescents et de jeunes femmes qui ont pu bénéficier des programmes préventifs de lutte contre le VIH ; plus de 400 cadres et personnels de santé qui ont été formés sur la gestion des produits de santé, la planification et la gestion ainsi que sur les techniques de prévention de la maladie… », a-t-elle énuméré.
De son côté, la Présidente du Comité de coordination national des projets financés par le Fonds Mondial au Congo, Valérie MABA MOUKASSA, a présenté les trois années à venir comme une occasion unique pour le Congo et l’ensemble des acteurs impliqués d’améliorer le visage de ces maladies avant de souligner le rôle primordial que joue le Fonds Mondial dans cette lutte.
« La période 2024-2026 s’annonce comme une opportunité sans précèdent de transformer nos ambitions en actions tangibles, de consolider nos acquis et de de doubler d’efforts pour améliore la santé de nos communautés. Le Fonds Mondial joue un rôle essentiel en nous dotant des ressources nécessaires pour la mise en œuvre des programmes innovants, élargir notre portée et faire une réelle différence dans la vie des celles et ceux qui sont touchés par le VIH, la tuberculose et le paludisme », a-t-elle indiqué.
Dans son mot de lancement officiel du GC7, le Ministre de la Santé et de la Population, Gilbert MOKOKI, est revenu sur les démarches engagées avec les différentes parties prenantes qui ont abouti à la conclusion des subventions GC7 en septembre 2023. Il a remercié tous les acteurs ayant contribué à l’aboutissement heureux de ce long processus avant de rappeler que : « La résolution des problèmes de santé a toujours été au cœur des actions du gouvernement de la République. Ainsi, l’appui du Fonds Mondial corrobore la vision stratégique du chef de l’Etat, qui a depuis plusieurs années rendu effective la gratuité des traitements du VIH-SIDA, de la tuberculose et la prise en charge des cas de paludisme chez les enfants de moins de 15 ans et la femme en ceinte ». Il a par ailleurs invité les responsables des programmes a plus d’engament pour traduire dans les faits les objectifs fixés.
Photo : Les participants lors de la cérémonie de lancement
Les officiels lors de la photo de famille
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