Le  Secrétaire général de la préfecture de Pointe Noire, Jean Pascal KOUMBA, a ouvert  le mercredi 19 novembre 2024, un atelier de sensibilisation, de formation et de plaidoyer dans la ville océane. Organisé grâce à l’appui du fonds mondial à travers le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) l’atelier qui se poursuivra jusqu’au 22 novembre vise à renforcer les capacités des organisations de la société civile (OSC) et des populations clés, concernant les investissements domestiques en santé, la gouvernance, la recevabilité et l’accessibilité des services VIH et tuberculose. L’événement rassemble des acteurs clés du secteur de la santé, des responsables gouvernementaux et des partenaires techniques et financiers pour un échange de savoirs et de bonnes pratiques sur des enjeux cruciaux pour la santé publique au Congo.

La cérémonie d’ouverture des travaux de cet a été rehaussée par  la présence de Jean Pascal KOUMBA, Secrétaire général de la préfecture de Pointe-Noire, et de Hugues TRAORE, Conseiller technique principal en santé et coordonnateur de l’Unité de gestion du programme (UGP) Fonds Mondial.

Dans son allocution d’ouverture, le  secrétaire général de la préfecture a souligné l’importance de cette rencontre pour combler les lacunes existantes dans la lutte contre le VHIH Sida et ses conséquences sur la santé publique. Selon lui, l’atelier permettra de définir des actions concrètes pour renforcer l’engagement local et national face à la pandémie, tout en soutenant les efforts de financement durable.

L’un des objectifs majeurs de cet atelier est de clarifier la responsabilité sociétale des entreprises dans la lutte contre les épidémies et d’améliorer la coordination entre les différents partenaires techniques et financiers. Le renforcement des investissements domestiques a été présenté comme une clé de voûte pour soutenir les réponses communautaires et nationales face au VIH et à la tuberculose, deux pandémies majeures dans le pays. De plus, l’atelier  permettra de discuter des mécanismes de financement durable et de l’élaboration de programmes budgétaires pour répondre aux priorités de santé.

Les participants ont également été invités à réfléchir sur la définition de matrices de performance pour suivre et évaluer les progrès réalisés en matière de santé, notamment en lien avec les objectifs de développement durable (ODD), en particulier l’ODD 3, qui vise la santé et le bien-être pour tous

Dans discours de circonstance, le Coordonnateur de l’UGP Fonds Mondial, , Hugues TRAORE, a rappelé l’urgence de la situation sanitaire au Congo, notamment en ce qui concerne l’accès au dépistage et au traitement du VIH. Il a souligné que, bien que des progrès aient été réalisés, certaines localités demeurent mal desservies en termes de services de santé. Le conseiller technique a insisté sur l’importance d’engager des actions concrètes pour réduire les inégalités d’accès aux soins et garantir que la République du Congo puisse atteindre ses objectifs de lutte contre le VIH d’ici 2030, en ligne avec les engagements internationaux visant à éliminer la pandémie.

« L’objectif  visé par le présent séminaire est d’avoir des échanges qui déboucheront sur les idées, d’actions et des engagements qui seront mis en œuvre les prochains mois voire les prochaines années afin que la République du Congo réponde présent à cet objectif de 2030 ayant pour base l’élimination de la pandémie », a-t-il indiqué.*

Des thématiques variées pour une action concertée

L’atelier est couvert une large gamme de sujets essentiels, avec des interventions d’experts sur des thèmes stratégiques comme la situation épidémiologique du VIH et du Sida en République du Congo. La rencontre est aussi l’occasion pour les participants de prendre  connaissance du cadre stratégique national pour la lutte contre le VIH/Sida pour la période 2023-2027, qui met l’accent sur la nécessité de renforcer les mécanismes de financement de la réponse au VIH, notamment via les investissements domestiques.

Cet atelier riche en débats et échanges, est  aussi un précieux moment pour les participants de partager des idées innovantes et de formuler des recommandations en vue d’améliorer l’efficacité de la réponse nationale face au VIH et à la tuberculose. Au-delà des débats théoriques, l’objectif reste clair : renforcer la capacité des acteurs locaux à mettre en œuvre des actions de terrain durables, soutenues par des investissements nationaux et internationaux, afin d’atteindre un Congo sans sida d’ici 2030.

Ce séminaire, bien plus qu’un simple moment de réflexion, marque un tournant important dans la consolidation des efforts conjoints pour combattre le VIH et la tuberculose en République du Congo. L’implication active des OSC, des autorités locales et des partenaires internationaux s’avère indispensable pour garantir l’efficacité des réponses sanitaires à l’échelle communautaire et nationale.

Photos :

  1. Vue des officiels lors de la cérémonie d’ouverture ;
  2. Les participants lors de la photo de famille

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