Le président du Sénat, Pierre NGOLO, a appelé les sénateurs, la classe politique et les citoyens à faire preuve de responsabilité, de discipline et à préserver la paix. Cette invitation a été lancée le jeudi 8 janvier 2026 à Brazzaville, à l’occasion de la traditionnelle cérémonie d’échange de vœux du Nouvel An entre le président de l’institution, les sénateurs et le personnel parlementaire. À travers ce message, le Sénat a réaffirmé sa volonté de demeurer, plus que jamais, un rempart de stabilité institutionnelle en vue d’une organisation apaisée de l’élection présidentielle prévue en mars prochain.
Dans un contexte national marqué par des contraintes financières et de multiples interrogations, le Sénat affirme avoir résisté à l’épreuve du temps. Dans un discours articulé autour du bilan parlementaire de l’année 2025, des exigences de responsabilité en période électorale et des défis à relever en 2026, le président de la Chambre haute du Parlement a salué la capacité de l’institution à rester pleinement opérationnelle. Il a toutefois reconnu que « l’année 2025 aura mis à très rude épreuve notre sens de la patrie ».
Cette résilience s’est traduite par une activité parlementaire soutenue. La première questeure du Sénat, Andréa Carole SASSOU NGUESSO, a rappelé que les trois sessions ordinaires ont permis l’adoption de 36 textes, dont 25 projets de loi. Parmi ceux-ci figurent notamment la loi de règlement du budget 2024 et la loi de finances 2026. « Le contrôle de l’action gouvernementale a été intense et constant », a-t-elle souligné, évoquant les questions parlementaires, les débats budgétaires et les auditions en commissions.
Présidentielle 2026 : préserver la paix avant tout
Au-delà du bilan, le discours du président du Sénat s’est surtout voulu un message d’alerte et d’orientation à l’endroit de la classe politique et des citoyens, à l’approche du scrutin présidentiel. « Dans toute élection, y compris la présidentielle, la seule arme demeure l’argumentaire », a martelé Pierre NGOLO, rejetant toute tentative d’instrumentalisation du processus électoral à des fins de troubles à l’ordre public.
Dans son rôle constitutionnel de modérateur et de conseiller de la Nation, la Chambre haute est appelée à montrer l’exemple. « Préserver et consolider la paix doit rester la devise de tous », a insisté le président du Sénat, appelant les acteurs politiques à la retenue et au sens des responsabilités.
Un message partagé par la vénérable Odette MASSOUSSA, pour qui l’élection présidentielle constitue un véritable test de maturité démocratique. « Chaque Congolais devra accomplir son devoir civique dans la paix, la quiétude et la fraternité », a-t-elle déclaré.
2026 : l’année de la discipline et de la crédibilité
Se projetant vers l’avenir, Pierre NGOLO a fixé le cap pour l’année 2026, qu’il souhaite voir placée sous le signe de l’engagement renforcé et de l’exemplarité. « Hauteur de vue, détermination, responsabilité et confiance sont les clés du succès », a-t-il affirmé, appelant à une introspection interne afin d’éliminer tout ce qui pourrait fragiliser la cohésion et l’efficacité du Sénat.
Dans un environnement électoral sensible, l’institution entend ainsi consolider son prestige et assumer pleinement son rôle de stabilisateur. « Si nous voulons être des hommes crédibles, méritant la confiance du peuple, nous devons rester fidèles à nos engagements », a conclu le président du Sénat.
Entre bilan assumé, vigilance électorale et perspectives d’excellence institutionnelle, le Sénat aborde l’année 2026 avec l’ambition d’être, plus que jamais, un pilier de la démocratie et de la paix nationale.
Photos :
- Les Sénateurs lors de la cérémonie ;
- Le Président du Sénat lors de son discours
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