Le ministre de la Santé et de la Population, Jean Rosaire IBARA, a officiellement reçu, le lundi 31 mars 2025 à Brazzaville, un important lot de matériel et d’équipements médicaux destinés à renforcer le programme de gratuité de la césarienne en République du Congo. Acquis grâce au Fonds mondial, en collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), ces équipements comprennent, entre autres, 15 conteneurs frigorifiques de 40 pieds contenant des fournitures médicales essentielles, des chambres froides et un camion cargo logistique de 20,6 tonnes.
Le matériel qui a été transmis au directeur général de la Centrale d’Achat des Médicaments et des Produits de Santé (CAMEPS) après réception par le ministre contribuera ainsi à l’amélioration de l’accès aux soins de santé reproductive et à la réduction des complications liées à la grossesse et à l’accouchement.
Lors d’une cérémonie officielle marquée par la présence de plusieurs partenaires internationaux, Jean Rosaire IBARA a souligné l’importance de cette initiative pour réduire la mortalité maternelle et infantile.
« La santé maternelle et néonatale demeure une priorité absolue pour notre gouvernement. Trop de femmes et de nouveau-nés perdent la vie à cause de complications obstétricales, souvent par manque d’équipements et de soins adaptés. Grâce à la politique de gratuité de la césarienne, nous réduisons ces inégalités », a-t-il déclaré.
Le ministre a également exprimé sa gratitude envers les partenaires pour leur appui substantiel, qui garantira un accès équitable à des soins de qualité pour toutes les femmes, en particulier les plus vulnérables. « Cela constitue une avancée essentielle pour améliorer le système de santé congolais dans le domaine de la santé maternelle, cruciale pour sauver des vies », a-t-il ajouté. Cette initiative réaffirme l’engagement du gouvernement à lutter contre la mortalité maternelle et infantile et à garantir l’accès universel aux soins de santé.

Abordant la qualité des équipements reçus, Jean Rosaire IBARA s’est voulu rassurant : « L’ensemble de ces produits spécifiques est en excellent état et leur qualité a été validée par les experts du ministère de la Santé et le FNUAP ».
L’appui des partenaires internationaux
Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et le Fonds mondial ont joué un rôle crucial dans ce projet. Adama DIAN BARRY, représentante résidente du PNUD au Congo, a présenté les nouveaux équipements mis à disposition du ministère de la Santé par son agence, comprenant trois chambres froides pour la conservation des médicaments, un camion cargo de 40 tonnes et des armoires de stockage. « Ces investissements permettent d’assurer une chaîne d’approvisionnement efficace pour que les médicaments et matériels médicaux soient disponibles au plus près des populations », a-t-elle indiqué. Financés à hauteur de 216 867 960 francs CFA, ces équipements visent à améliorer la qualité des soins obstétricaux.
Malgré ces efforts, les indicateurs de mortalité maternelle et néonatale restent préoccupants. En 2022, le Congo enregistrait 304 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes et 21 décès néonatals pour 1 000 naissances vivantes.
« Nous devons continuer à investir dans les infrastructures sanitaires, le renforcement des capacités du personnel de santé et l’amélioration de la logistique afin de réduire ces chiffres alarmants », a ajouté Lionel CARUANA, Gestionnaire de portefeuille Afrique et Moyen Orient et des subventions du Fonds mondial.
Cette initiative s’inscrit dans une stratégie globale visant à rendre les soins de santé accessibles à toutes les femmes, en particulier celles vivant dans les zones rurales. Le gouvernement, en partenariat avec l’UNFPA, a reçu 26 conteneurs de médicaments et matériels médicaux, grâce à un mécanisme de préfinancement unique. Ces équipements sont estimés à 1 738 298 275 francs CFA.
Danièle LANDRY-MUGENGANA, représentante résidente de l’UNFPA au Congo, s’est réjouie de l’aboutissement de cette opération, soulignant la coopération exemplaire entre l’UNFPA et le gouvernement congolais. « Nous sommes heureux de soutenir cette initiative en facilitant l’acquisition et la livraison de ces kits de césarienne, pour contribuer à la réduction de la mortalité maternelle et infantile », a-t-elle réaffirmé.
La gratuité de la césarienne au Congo ne se limite pas à une mesure de santé publique ; elle représente un droit fondamental pour les femmes. Son succès repose sur un financement durable, une gestion efficace des ressources et un renforcement continu des infrastructures. « Ensemble, nous devons garantir un avenir où chaque femme, chaque homme et chaque enfant, quel que soit son lieu de résidence, ait accès à des soins de santé de qualité », a conclu Adama DIAN BARRY.
Depuis 2011, le Congo a instauré un régime de gratuité de la césarienne, mais des défis logistiques ont parfois freiné son application efficace. Pour y remédier, en février 2024, le gouvernement a distribué 2 001 kits opératoires aux hôpitaux publics. En juillet de la même année, un lot de médicaments d’une valeur de 1,4 milliard de francs CFA a été reçu pour assurer la continuité des soins.
Photos :
- Le ministre et ses hôtes lors de la visite.
- Photo de famille
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